Les leçons de l’histoire
L’histoire est parfois porteuse de leçon. Encore faut-il être attentif à ce qu’elle nous enseigne. Cette réflexion m’est venue samedi soir, au beau milieu des feux d’artifices –sublimes et réussis, ai-je besoin de le souligner–. L’hommage au Cirque du Soleil ne vous évoque-t-elle pas une admonestation? Pourtant, j’en vois certains incliner la tête, en guise de résipiscence!
Il y a 25 ans, avant que le Cirque du Soleil ne soit officiellement créé, des saltimbanques bizarres occupaient les rues de Baie-Saint-Paul. Des échassiers aux cheveux longs et à l’accoutrement inhabituel fermaient les livres d’une fête foraine incomprise, des gens qu’on appelait hurluberlus.
Soyons honnête, les gens du coin, les «autochtones» les ont littéralement chassés. Paraît-il que le conseil municipal de l’époque aurait même adopté une résolution pour éviter «que ces fous ne sévissent encore»! Mais bon, je n’ai pas vérifié ce fait, mais qu’un citoyen l’évoque en plein conseil municipal d’aujourd’hui me suffit!
Voilà les faits : ces gens venus d’ailleurs s’amuser librement n’ont pas fait l’unanimité. Le bannissement aurait pu affliger ces créateurs au point d’évaporer leurs idées de grandeur. Mais le petit numéro amusant est devenu le plus grand cirque contemporain, une entreprise qu’on honore aujourd’hui. Drôle, n’est-ce pas?
Mérite-t-il l’honneur rendu cette année? Plus encore. Mais derrière cette histoire, ne voyez-vous pas un message de tolérance et d’ouverture d’esprit? Il ne faudrait pas que le prochain que vous chassiez soit le suivant sur la liste des éloges dans un quart de siècle, ce serait gênant.
Ne pas célébrer les 25 ans du Cirque du Soleil aurait été occulter la réalité. À l’inverse, reconnaître que fut semée ici la graine d’une des plus grandes «success story» du Québec, c’est confesser que notre jugement s’est un jour égaré!
L’élévation d’un monument sur la place du Citoyen sera ni plus ni moins la réparation d’une bévue inconsciente. Quoi qu’en disent les méchantes langues, il n’y a pas d’inutiles dépenses pour souligner leur passage –contesté et questionné– dans notre région il y a 25 ans. Quand le maire Jean Fortin dit : «C’est nous qui faisons un cadeau au Cirque du Soleil», il résume assez bien l’esprit qui devrait habiter chacun de nous.
Enfin, quelle leçon faut-il en tirer? Chaque fois qu’une idée vous apparaîtra saugrenue, qu’un jeune amènera une conception et une image différentes de la vôtre, qu’un projet vous fera sourciller, souvenez-vous de l’histoire. Permettez de rêver même si le monde proposé est différent du vôtre et faites preuve d’ouverture d’esprit pour ne pas être obligé au repentir dans 25 ans. Je vous entends maintenant fredonner Allegria …


28 Février 2009 à 3:11 pm
DEVINT FASHION CE TERME AUTOCHTONE
Relatif aux personnes dont les ancêtres sont originaires du pays où elles se trouvent. Ici l’autochtonnerie est cause d’aberration et d’ailleurs carrément araphoconnerie, l’autochtocolonialisme n’est que fashion …
Il y eut les glaces, la fonte et mer Champlain.
Une première nation, une deuxième nation, un peuple d’une génomique toute particulière qu’est cette nation kébéquoise, un peuple multiculturalisé. Nous sommes charentais de culture et première nation d’érudit une poésie purement d’Amérique.
Les Simard ont accompli un travail de société immensément Québequois, comme vous dites si bien success-story, celui de Simard l’a mondialement industrialisé et officiellement fondateur du berceau, sans pour autant s’accaparer l’espace charlevoisien comme opportuniste du capitalisme. Les Simard sont fondateur du berceau Baie St-Paulois et en respect les lieux et histoire.
En somme, ces pionniers d’à peine 350 ans de génomisme, existent encore, et de cette génomiade une mémoire des gènes osera en faire un pont culturel, en règle de trois, entre source et berceau, le Simard contemporain sont des poétisseurs
L’équation plus plus plus frappera probablement la Baie St-Paul poétique pour en devenir quoi au juste, un petit LasVegas canadienship, c’est ça vos visions, l’important n’est-il pas d’être et non d’être devenu.
Il y a une suite des choses dans ses dires, la jeune relève en retiendront quoi de ce manque de rigueur infectieux au manquement de ce sens critique…