Pour en finir avec les élections

En attendant les prochaines, aurais-je dû ajouter! N’empêche que cette élection aura été intéressante. La déconfiture de l’ADQ et un gouvernement majoritaire libéral ont été les deux seules prévisions justes. Donc, allons-y avec un dernier tour d’horizon commenté.
1- Chez nous, Jean-Luc Simard était-il le seul à croire en ses chances? Soit il a surestimé ses appuis, soit les gens ont menti. J’avais prédit une défaite par 15 points au début de la campagne, elle fut par 21. Il ne passera pas à l’histoire pour avoir battu un chef de parti, pas cette fois.
2- Raymond Bernier, parrain libéral de Charlevoix à l’époque de Rosaire Bertrand, a repris sa circonscription (Montmorency). Mais il a eu chaud. On le donnait perdant jusque tard en soirée avant d’ouvrir les boîtes de scrutin de l’île d’Orléans où la ferveur libérale a soufflé la maigre avance adéquiste. Imaginez, une victoire par moins de 1200 voix. Le grand perdant, l’ex-bras droit de Michel Guimond, Jacques Nadeau, bon troisième.
3- Un exemple de la déconfiture adéquiste provient de la défaite de Sébastien Proulx à Trois-Rivières. Nous l’avions connu en septembre 2007 quand il n’avait pas hésité à faire du porte à porte avec Conrad Harvey dans son épique lutte contre Pauline Marois. Un sympathique politicien à vrai dire. C’était quand même le leader parlementaire, un des pionniers du parti, fidèle de la première heure de Mario Dumont, tout ça pour récolter moins de 19 % des voix!
4- Des journalistes, en voulez-vous, en voilà. On connaît Mark Cardwell (ADQ-Charlevoix), Éric Boucher (PQ-Vanier) et Jacques Nadeau (PQ-Montmorency), tous défaits. Mais d’autres font leur entrée comme Gérard Deltell (ADQ-Chauveau), certains reconquièrent des fiefs perdus comme Dominique Vien (PLQ-Bellechasse). Enfin, Christine St-Pierre (PLQ-Acadie) et Bernard Drainville (PQ-Marie-Victorin) sont parmi ceux qui conservent leur siège.
5- Amir Khadir de Québec solidaire a écrit l’histoire. Il a gagné dans Mercier. Il a manqué plus de 2300 votes à sa consoeur Françoise David pour le suivre. Imaginez, Khadir et David, à eux seuls, ont récolté 12 % de tous les votes de Québec solidaire au Québec.
6- Si Pauline Marois se réjouit de ses 52 %, d’autres ont également des raisons de se pavaner au Parti québécois. Carole Poirier obtient 54 % dans Hochelaga-Maisonneuve tandis que Nicole Léger récolte 57 % dans Pointe-aux-Trembles. François Gendron (Abitibi-Ouest) et François Legault (Rousseau) font grimper le pourcentage à 57 %. Pascal Bérubé (Matane) n’est pas en reste avec 58 %, mais la palme va à notre voisin dans René-Lévesque, Marjolain Dufour qui va chercher 59 %.
7- Toutefois, c’est au Parti libéral qu’on obtient les majorités les plus imposantes. Si les ministres comme Jacques Dupuis (Saint-Laurent – 74 %), Christine St-Pierre (Acadie – 67 %), Nathalie Normandeau (Bonaventure – 64 %), Monique Jérôme-Forget (Marguerite-Bourgeois – 66 %) et Yolande James (Nelligan – 72 %) ne sont pas en reste, que dire des inatteignables majorités de Lawrence Bergman (D’Arcy-McGee) et Geoffroy Kelley (Jacques-Cartier) qui enregistrent des scores de 89 % et 81 %!
8- Enfin, Pauline Marois a failli être la seule du PQ dans la région de Québec, mais heureusement pour elle, Agnès Maltais (Taschereau) a aussi résisté à la poussée libérale dans la région (7 sur 11). Éric Caire (La Peltrie) et Gérard Deltell sont les autres, soit deux des sept adéquistes élus.

Un commentaire pour “Pour en finir avec les élections”

  1. jean dit :

    Je ne comprend pas pourquoi les gens ont voté pour Pauline. C’est une vraie farce. Elle ne sera jamais ici. Elle préfère sa grosse cabane à Montréal.

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