Quilleurs de fils en père

Le 5 janvier au soir, Gaétan a suivi les traces de son fiston en réalisant tout un exploit. Il a roulé une partie parfaite (12 abats en ligne) aux petites quilles. Il jouait alors comme substitut au sein de l’équipe de Gilles Dallaire : «J’ai réussi une partie parfaite ce soir-là, m’a-t-il confessé, mais cela ne veut pas dire que je serai capable de répéter cette performance.»
Gaétan,  manœuvre pour l’entreprise Fernand Harvey, joue aux quilles seulement à l’occasion depuis une dizaine d’années.
Il m’a raconté qu’il n’avait pas été envahi par une certaine nervosité après avoir réussi plusieurs abats consécutifs : «Rendu au onzième et au douzième carreaux, je n’étais pas encore sur les nerfs. Je jouais sans pression. Je me suis dit : «Tant mieux si je roule 300. » J’ai plutôt été impressionné en apercevant mon pointage au tableau électronique. C’est à ce moment-là que j’ai compris ce que je venais d’accomplir.»
Le 24 octobre dernier, Pascal Dassylva roula sa quatrième partie parfaite depuis qu’il fréquente le salon de quilles de La Malbaie : «Je joue de façon régulière depuis une vingtaine d’années, a-t-il reconnu. J’ai vraiment été surpris quand j’ai appris la nouvelle de l’exploit de mon père.
Le papa et le garçon n’ont jamais joué ensemble. Il serait peut-être temps de les jumeler. Les deux formeraient possiblement un duo invincible.
Le gérant Michel Lavoie, un as aux petites quilles qui cumule au-delà de 25 parties parfaites dans sa carrière, a admis qu’il était beaucoup plus ardu de rouler un pointage de 300 aux petites quilles qu’aux grosses quilles : «Cela demande une plus grande précision», a-t-il glissé, en guise de conclusion.

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