Ils sont où, les repas en pilules effervescentes, les costumes en papier d’aluminium, les lunettes à la Atanarjuat que nous promettaient les prophètes pour les années 2000? Et les voitures volantes?
Plus le temps passe et plus les prédictions de tous les Georges Orwell et Aldous Huxley de ce monde nous apparaissent farfelues. Pourtant, on y a cru! On était presque prêt à prendre nos repas dans des dosettes: la pilule bleue pour le petit déjeuner patate-oeuf, la verte pour le dîner salade de bocconcini-tomates-basilic-pouding au riz à l’indienne, la jaune pour le souper, magret de canard et carottes glacées au pernod… Mais qu’est-ce qu’on aurait dû sacrifier!
Le coulant du jaune de l’oeuf délicatement tourné, le croquant juste assez gras des « hash brown », le moelleux du fromage italien, le piquant du basilic, le suave parfum de la cardamome, la texture délicate du canard, le parfum enrobant du pastis sur le tubercule sucré… Lire le reste de cet article »