Noël au grand galop

Tandis que le cheval avec son traîneau déambule au petit trop avec ses grelots dans la blanche campagne, de mon côté, la broue dans le toupet, l’écume au bord des lèvres, je doute d’arriver à Noël indemne. Entre le sapin, les cadeaux, les heures de bénévolat pour le spectacle, que dis-je les spectacles de Noël des enfants, le boulot, le rare dodo, les heures s’effritent sans que je puisse les retenir.

Et je suis affreusement en retard sur mon horaire!

Confessions

Je n’ai pas cuisiné une miette d’avance.

Les rouleaux de papier d’emballage gisent intouchés.

Quelques noms sur ma liste de personnes à gâter n’ont pas encore été biffés et je ne vois pas le moment, dans les prochains jours, où je pourrai corriger cet affront en leur procurant un beau petit rien tout neuf en forme de je t’aime.

J’ai soudainement envie de crier « Mayday! »

Noël, temps de réjouissances, est plutôt synonyme de perte de contrôle, ici. Mais qu’à cela ne tienne, quand viendra l’heure de festoyer, je serai quand même souriante et amène. Je giguerai tout mon saoul et je verrai peut-être même un soleil se lever. Est-ce que c’est ça, la résilience?

Nouvelles brèves de Noël 2009

Les plats congelés ont la cote

Ah, ben tiens donc. Je comprends! Moi qui frémis d’horreur devant les annonces de petites bouchées Le choix du Président, j’éprouve un vertige presque similaire devant l’ampleur du vide de mon menu du temps des Fêtes et il m’est soudain plus facile de comprendre pourquoi, en 2009, on prend des raccourcis. Entre la farine, les oignons et la viande hachée qui attendent notre labeur afin de prendre forme et les pâtés tout prêts qui ne demandent qu’un petit séjour au four le temps venu, les gens pressés hésitent de moins en moins longtemps.

Pourtant, la nostalgie nous susurre des souvenirs comme le parfum inoubliable du ragoût de pattes de cochon aux mil  boulettes qu’il faut façonner une à une, des beignes encore grésillants frais émergés de leur friture de saindoux ou du plum pudding flambé de Mamie.

Et on s’offre des livres de recettes pour se convaincre que cette année, oui, on aura beaucoup plus de temps pour cuisiner. Rêveurs, va!

La récession a du bon

Est-ce moi qui hallucine ou il n’y a pas si longtemps, tout le monde payait le prix fort pour ses cadeaux de Noël et éprouvait une invariable sensation de s’être fait avoir quand, dès le 26, les prix de tous ces beaux cadeaux avaient chuté de moitié? Lors d’une rare (Dieu et ses avatars soient loués) visite au centre commercial (juste dire ce nom me donne des boutons), j’ai constaté que les ventes, traditionnellement confinées aux lendemains de Noël et au mois de janvier dans mes souvenirs, sont partout. Mais bon, j’erre peut-être. Ma connaissance de l’économie des mecques de la consommation que sont les « places » et galeries de toutes sortes  est assez limitée et c’est tant mieux (Bouddha, Allah et consorts, merci beaucoup!).

Neige où es-tu?

Vacances de Noël rime avec 4 jeudis. Les initiés comprendront, pour les autres, dites-vous que c’est un endroit magique mais heureusement méconnu et qu’on y accède en traîneau, en luge, en trois-skis ou en raquettes. Pour ce faire, il doit y avoir de la neige, plein de neige!

Père Noël, il n’y a pas beaucoup de place dans mes petits souliers, mais apporte-moi donc une belle grosse bordée, de celles dont on se rappelle, mais sans accidents de la route, sans panne d’électricité, sans party raté parce qu’on n’a pas pu s’y rendre… Une belle bordée pour rendre la 4 jeudis moelleuse, engendrer des milliers de bonshommes de neige à nez de carotte et à foulard bariolé, nous faire sortir les raquettes du garage et donner à Noël l’air qu’il a sur les cartes de souhaits! Merci et n’oublie pas, tu devras bien te couvrir!

Joyeux Noël!

J’en profite pour vous le souhaiter familial, amical, amoureux, heureux, gourmand, festif, reposant, inspirant, sportif, aéré, enneigé, excité, gâté, dansé, emballant, surprenant, chatoyant…

 

 

 

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