Noël, c’est l’argent!
Rien qu’à voir, on voit bien. Il n’y a pas de neige encore, mais Noël est déjà partout. C’est beau, Noël. C’est lumineux dans la grisaille, ça fait chanter, ça invite à la fête, ça réunit les familles autour de belles tablées fumantes de ragoûts de pattes, de tourtières, de cipailles, de bûches et de petits sandwichs pas de croûte verts et roses.
De tous les rituels chrétiens, Noël est sans doute le plus important, celui qui représente la naissance de Jésus sur la paille, quelque part en banlieue de Bethléem.
Dans les Noëls de la vie moderne, la paille est aussi un symbole présent. Si on se laisse entraîner par la frénésie de consommation qu’induit cette grande fête, on se retrouve à notre tour sur la paille, mais sans boeuf ni âne gris pour nous consoler, sans rois mages pour nous apporter l’or nécessaire au remboursement de nos cartes de crédit et sans myrrhe à sniffer pour oublier que le ciel étoilé nous tombe sur la tête.
Comment en est-on arrivé là? Je vous épargnerai la sempiternelle ritournelle de l’orange dans la chaussette qui faisait tant le bonheur des gamins il n’y a pas si longtemps. Vous connaissez la chanson. Il y a bien des lunes que les enfants qui adressent des lettres au Père Noël, Pôle Nord, HOH-OHO ont cessé de demander des oranges.
Si on faisait une moyenne du coût des cadeaux inscrits sur ces fameuses listes qui donnent un précieux coup de pouce aux parents quand vient le temps de gâter leurs petiots, on frôlerait les quelques centaines de dollars, c’est certain. Nintendo DS, Wii, Garage band, Ipod, les lutins du Père Noël sont tous de fameux électroniciens par les temps qui courent! Je serais curieuse de voir leur C.V…
J’ai le souvenir d’avoir écrit une chronique sur le même thème l’an dernier. Désolée, mais j’en rajoute. Cependant, comme je suis toujours encline à vous faire des suggestions constructives, j’ose espérer que vous me pardonnerez mon « maternalisme» antimatérialiste!
Quelques données à retenir pour survivre financièrement à Noël en ces temps de vaches maigres :
1) L’amour que vous portez à vos enfants, vos parents, vos frères, votre blonde ne se mesurent pas à votre endettement du temps des Fêtes.
2) Oui, votre enfant sera déçu s’il ne reçoit pas le gugusse électronique à 150 $ qu’il a placé dans le top 3 de sa liste de cadeaux et oui, il s’en remettra.
3) Pensez à « l’après ». Vos commandes d’épicerie de janvier ne devraient pas perdre leurs couleurs parce que vous aurez choisi la démesure en décembre. On n’a jamais autant besoin de légumes et de fruits qu’en janvier!
4) Tant qu’à vous départir de vos précieux deniers, faites-le donc pour quelque chose qui réunit ces deux qualités: local et durable.
Il y a tellement de façons de se faire plaisir sans casser la tirelire! Et si vous y tenez, tant qu’à dépenser, pourquoi ne pas s’offrir un cadeau collectif? Quelque chose que vous déballerez tous ensemble, dans un grand élan de bonheur partagé?
De notre côté, on s’offre un spectacle de Damien Robitaille, un artiste qui fait l’unanimité tant chez la bambine de cinq ans, chez le pré-ado de sept ans et demi que chez les parents qui trouvent le zigoto marrant et sa musique, très pimpante.
Un autre truc? Les cadeaux un peu coûteux, on les refile à ceux qui ont les moyens de les payer. Ça a l’air vil dit comme ça, mais tout ça se fait dans un commun accord, dans le respect des parties et des budgets.
Joyeux Noël! Même si ce n’est que dans un mois!


9 Décembre 2009 à 11:30 pm
Damien Robitaille pousse également mon grand de deux ans à rouler les hanches et à dodeliner de la tête! C’est fou l’effet qu’il produit ce mec!