-Oh! Mais qu’est-ce que c’est que ça? Ça sort du cadre, c’est coloré et vaguement… hors-norme?!?
-Tiens donc, c’est même plutôt joli, avec « la chanteuse de l’île » à la une!
-Mais c’est le Sortir nouveau! Youpi! Par ici les sorties!
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J’aimerais bien que vous ayez cette réaction, lorsque vous verrez le bandeau annonciateur du Sortir. J’ai tellement de plaisir à faire ce magazine culturel que j’ai presque l’impression d’être prise en flagrant délit de gourmandise! Du bonbon!
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Avec le printemps, aussi frisquet soit-il, l’envie de se cultiver nous revient en même temps que celle de cultiver noter potager. Et pour cause! Plus besoin de se déguiser en oignon pour aller voir une expo, écouter un spectacle ou courir les événements.
Plus de crainte associée au risque de tempête de neige qui transforme chaque sortie en périlleuse entreprise dont on ne sait si on reviendra en un morceau.
Plus de téléromans accrocheurs dont on ne veut manquer le moindre épisode et qui, sans qu’on s’en rende toujours compte, nous barrent les pieds dans les fleurs du tapis du salon.
Plus de raison de se passer de culture, quoi!
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De toute façon, l’hiver, la culture hiberne un brin elle aussi. Comme celui des grenouilles, son coeur ralentit.
L’hiver, on se contente de la télé.
Avez-vous essayé d’imaginer votre vie sans télé? Sans les 374 postes auxquels vous donnent accès votre coupole ou votre câble? Sans Virginie, House, Dr Grey, Annie et ses hommes, Jack Bauer, Dexter et les autres? Sans la poule aux oeufs d’or, Pyramide, Paquet voleur? Sans La fièvre de la danse, Le match des étoiles, Tout le monde en parle? Sans Élise Tremblay, Éric Desgagnés ou Jean-Claude Turcotte?
L’hiver serait-il plus long qu’il y a 75 ans, quand il n’y avait tout bonnement pas de télé?
C’est fou ce que notre dépendance à ce média a pris comme ampleur! Même moi, qui ne suis définitivement pas télévore, je ne manquerais pour rien au monde les tribulations de Dexter, le justicier tueur en série à la gueule d’ange. Et je m’en confesse, je me tape les reprises de Nos étés, au grand dam de mon amoureux qui trouve ça tellement « fille »!
J’essaie aussi de suivre les tribulations des naufragés de Perdus, mais je m’y perds complètement.
Pas télévore? J’ai peut-être parlé trop vite!
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L’équilibre est dans la mesure! Chez nous, il faut mettre des chaussures et un chandail chaud pour « descendre » écouter la télé. Bien au frais au sous-sol, celle-ci ne nous fait pas de l’oeil à longueur de journée. L’hiver, avec le poêle qui ronronne juste à côté, elle a un petit je ne sais quoi d’irrésistiblement racoleur!
Et comme j’aime la télé, le samedi matin, quand les enfants filent tout droit vers les petits bonhommes
dont ils sont privés toute la semaine, nous laissant chaque centimètre de notre lit et quelques heures bien rondes pour s’adonner au farniente! Merci, Pseudo-radio!
Le tout est une question de dosage et d’un brin de contrôle! Toute émission n’est pas bonne à écouter pour tout le monde. On en reparlera bientôt, car je prépare activement un dossier sur l’impact des téléréalités dans la vie des jeunes qui fréquentent les écoles primaires. Passionnant!
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Tout ça pour ça: je voulais simplement en venir à vous dire d’éplucher votre Sortir en laissant votre agenda à portée de plume. J’espère que vous prendrez plaisir à rencontrer Caroline Desbiens, Roch Demers, Mélissa Deschênes et Tommy Boivin. Et que vous serez nombreux à profiter de ce que les fervents de culture vous proposent, un acte de foi pur au service de votre bonheur!
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N’oubliez pas que toutes les raisons sont bonnes pour fermer la télé! Et encore meilleures sont celles qui vous incitent à sortir de chez vous pour profiter de ce que le milieu culturel vous offre sur un plateau!