Archive pour Janvier 2009

Un pas en avant, deux pas en arrière

Mercredi 28 Janvier 2009

 


Dimanche dernier, ma fille et moi sommes allées à la bibliothèque des Éboulements. On y grimpe comme dans une cabane perchée dans un arbre. La lumière y entre de toutes parts, nimbant les livres d’une aura mystérieuse, sublimant la curiosité.

L’endroit est accueillant et propice à la rencontre avec les bouquins. Sans cloison, gorgé de soleil, vaste et convivial, on s’y sent à l’abri… et privilégié. C’est vrai, la bibliothèque occupe sans doute la plus belle partie de l’édifice municipal des Éboulements. Mais plus pour longtemps!

Une amie, un brin affolée, m’a téléphonée la semaine dernière. Elle venait d’apprendre, à travers les branches, que la bibliothèque, une institution où se sont mobilisées moults forces vives dans les 31 dernières années, serait tassée de son alcôve. Pour faire place à des bureaux. Plein de murs. 

Sa voix chevrotante m’a émue, mais j’ai su dès le début que la partie était perdue. Elle m’a dit:  « toi, tu sauras trouver les mots ». Désolée, je les cherche encore.

Dimanche, pendant que ma fille choisissait les bouquins qu’elle aurait la joie d’emmener à la maison, j’ai essayé de comprendre pourquoi on est si attaché à ces quatre murs, à ces étagère un brin bancales, à ce tas de coussins dans un coin pour lire dans un nid, à cette petite table ronde entourée de chaises minuscules où les enfants se voisinent dans un silence de chapelle… 

Je me suis rappelée que petite, j’y allais avec ma mère et que c’était un moment solennel. Mieux que cela, une de mes premières sorties culturelles! Mme Diane et son « Heure du conte »… Les bons moments entre copains… La quantité astronomique de livres, comme une porte ouverte sur l’univers…

Au delà du déménagement physique des lieux, il y a le symbole. Pour ceux qui ont bâti cette bibliothèque, qui y ont cru, qui ont donné des heures et des heures de bénévolat, qui ont peint, aménagé, décoré les locaux, c’est une sacrée claque. Balayées du revers de la main, les 31 années d’engagement. 

« Mais on ne la ferme pas, on la déménage! » 

Évidemment, j’ai écouté les arguments de la municipalité, bien à l’étroit dans ses bureaux moches du sous-sol. Je comprends bien les employés municipaux de vouloir se tailler une place au soleil et le local de la bibliothèque est le mieux pourvu du bâtiment en ce sens. Mais a-t-on vraiment, comme on le prétend, étudié toutes les possibilités? Est-ce que l’inspecteur municipal, qui n’est là que quelques heures par semaine, a vraiment besoin d’une grande fenêtre pour ses têtes-à-têtes avec les demandeurs de permis? Est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt récupérer le local des fermières (désolée mesdames, mais au sous-sol, vous auriez moins de marches à monter et en plus, vous retrouveriez vos quartiers d’antan) et celui de judo (déjà condamné à céder son tatami à la bibliothèque) et en faire de beaux bureaux pour la municipalité? Je ne suis pas architecte, mais il me semble que d’un côté comme de l’autre, les possibilités sont là. Les volumes sont les mêmes et les fenêtres, le nerf de la guerre, y abondent tout autant.

J’ai un faible pour ma bibliothèque. Mon fils y va régulièrement avec sa classe et il a lui aussi droit à son « Heure du conte ». La sortie est appréciée de tous les enfants qui se sentent bien dans cet antre peuplé de personnages de B.D., de contes de fées, de fables et d’aventures. Saura-t-on reproduire l’ambiance unique de l’enceinte? Je veux bien donner le bénéfice du doute aux tenants de cette proposition, mais il me semble que c’est beaucoup d’énergie gaspillée. Est-ce que les bénévoles de la biblio sont prêts à recommencer à zéro? Je n’en suis pas sûre. 

Un pas en avant, deux pas en arrière

La semaine dernière, une brève dans le journal annonçait que les Ateliers de la Baie avaient été démolis. Bing bang rentre dedans à grands coups de grue, ça fesse dans le dash. C’est peut-être moi qui flippe, mais en cette ère d’Agenda 21, de développement durable à toutes les sauces et de crise économique latente, c’est pas un peu du gaspillage éhonté que de détruire un bâtiment qui avait encore de belles années devant lui? 

On aurait pu y faire une garderie, y installer des groupes communautaires, y créer des événements, que sais-je! 

C’est un peu comme la bibliothèque. Est-ce que c’est seulement quand il sera trop tard qu’on pensera à ce qu’on aurait pu faire?

« Too little too late », comme disent les anglos qui ont définitivement la pêche pour les slogans qui tuent!

Bouder le progrès

Lundi 26 Janvier 2009

Je pense que j’ai un faible pour l’ordre établi, moi qui me croyais rebelle, révolutionnaire et anarchiste!

Le seul fait d’apprendre qu’on allait tasser dans un petit coin ombrageux ma belle bibliothèque de village ensoleillée me tarabuste et m’enquiquine! Vous lirez ça dans l’hebdo cette semaine… Lire le reste de cet article »

L’hebdo à l’heure d’internet

Mercredi 21 Janvier 2009

Pas facile d’intégrer à ma routine ces petits têtes-à-têtes avec mon ordinateur dans le but d’alimenter notre frais, neuf, nouveau site internet! SOyez indulgents et revenez-y souvent, on ne fera que s’améliorer! Je parler pour moi, car il semble bien que mes collègues aient tout pigé… Ça doit être mon grand âge!

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Le sac du printemps

Mercredi 21 Janvier 2009

Chronique 1349

Le sac du printemps

J’ai passé beaucoup de temps à l’épicerie, ces derniers jours. J’ai épié votre façon de transporter vos achats, qui dans des sacs de coton, qui dans des sacs de papier, qui dans des boîtes de carton. J’ai même vu une femme bourrer son sac à dos de petits pois, de pommes, de dentifrice… Et quelqu’un partir avec son lunch entre les mains.

Sans vous juger, j’ai toutefois constaté que nombre d’entre vous avez encore recours aux sacs de plastiques qu’offrent les épiciers et c’est normal! On ne change pas comme ça une habitude ancrée depuis des décennies! Et pourtant…

En Inde, en Afrique, en Amérique du Sud, j’ai vu des femmes troquer leurs grands paniers traditionnels, leurs mantas de toujours et leur cabas écolos pour les sacs de plastique qu’on tente avec toute notre bonne volonté d’éradiquer de nos façons de faire! C’était dans les années 1990 et ça me glaçait les sangs de contempler cette régression. J’ai vu une vache sacrée s’étouffer avec un sac. Elle avait l’air mal.

C’est malheureusement tellement souvent comme ça. L’envers du progrès, ou quelque chose comme ça.

Pendant qu’en Occident, on commence à peine à prendre conscience de nos gaffes, les pays du Sud mettent les deux pieds dedans. Et comme il y a pas mal plus de monde de ce bord-là de l’équateur (j’inclus la Chine, la Russie et autres Turkmenistan dans la balance…), notre empreinte écologique mondial piétine!

Comme on a tendance à prendre les pays en voie de développement pour notre poubelle, on bourre des paquebots, des avions, des camions de toutes sortes de débris bannis de nos vies ou tout simplement plus assez bons pour combler nos souverains besoins. Combien de vieilles bagnoles au catalyseur en forme de passoire traversent le désert ou l’Amérique pour aller boucaner Dakar, Caracas ou Abidjan? Ces villes schlinguent le diesel pur jus et mijotent perpétuellement dans le smog!

Combien de cellulaires k.o. achèvent leur règne en distillant leur poison sous d’autres latitudes?

Même nos vieux sacs prennent la route de l’Asie. On ne les envoie pas en orbite, non, on ne les détruit pas pour essayer de minimiser les dégâts, non! On les déplace! Toute une façon de faire du ménage…

Ils souilleront une terre unique, et empoisonneront des humains comme vous et moi. Pathétique, non?

Il en va de même pour les pesticides, les herbicides, certains médicaments… et nos vilaines habitudes! Les Chinois veulent des SUV, les Indiens se mettent à manger de la viande, des millions de jeunes aspirent au Nord, se noyant dans des mers trompeuses… L’heure est grave, mes frères! Faudrait bien leur dire que c’est pas le bon chemin, que c’est un cul-de-sac.

Mais bon, c’est pas aujourd’hui qu’on va régler ça.

Pour commencer, feuillettez-donc ce petit dossier que je vous ai tricoté dans l’édition du 21 janvier… De quoi vous motiver à embarquer illico vos sacs dans l’auto!

Bye Bye Bush!

Mercredi 14 Janvier 2009

Bye Bye Bush!
Wow! C’est comme si 6 753 039 101 humains avaient gagné le nec plus ultra des gros lots, il y a quelques mois, et qu’enfin, ils pouvaient voir la couleur de leur argent. Ils l’auront attendu longtemps et espéré juste assez… À go, et tous en choeur: BYE BYE BUSH! Lire le reste de cet article »




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