Non, ce n’est pas l’objectif de diminution de la dette du gouvernement, ni le nombre d’acariens cachés dans votre vieux matelas, ou encore le chiffre d’affaires d’une grande entreprise au PDG millionnaire. Non, 7 milliards, c’est le nombre d’humains sur la planète. Un beau chiffre rond, atteint ces jours-ci, selon les Nations-Unis.
En fait, ça aura pris 250 000 ans pour que la terre compte un milliard d’hommes. Et ça en aura pris 200 de plus pour que nous soyons 7 milliards. En fait, à chaque seconde aujourd’hui, 5 bébés naissent et 2 personnes meurent. Lorsque j’aurai fini de rédiger cette chronique, entre le premier et le dernier mot, 18 000 bébés auront fait connaissance avec la vie. 36 000 personnes seront parents, pour la première fois ou de nouveau. Mais tout ça, ce n’est pas une course. C’est la vie de la planète.
Pour se nourrir, l’homme et ses 7 milliards d’amis s’approprient entre 24 et 40 % des productions photosynthétiques de la planète en plus de la moitié des ressources en eau. En fait, l’homme abuse des ressources et les gaspille : les pays industrialisés, dont nous sommes, jettent à la poubelle 222 millions de tonnes de nourriture chaque année…
Il y a 60 ans, les femmes avaient en moyenne cinq enfants chacune. Aujourd’hui, elles en ont 2,5, soit la moitié moins. Et la moyenne 2011 témoigne de plus grandes disparités qu’en 1950. Car selon les régions ou les pays, les bébés tombent du ciel ou se font désirer. Le pays le plus fécond serait le Niger avec 7 enfants par femme. La statique la moins maternelle est à Taïwan avec 0,9 enfant par femme. Parmi les pays les plus féconds, ceux de l’Afrique subsaharienne, où se trouve également 1 citoyen terrien sur 7. Selon les régions où les pays également, les enfants disparaissent à une vitesse folle où peuvent rêver de devenir grand. En Afrique, chez les enfants, le taux de mortalité est de 77,6 %. C’est à peine un enfant sur quatre qui devient grand. Ici, en Amérique du Nord, le taux de mortalité enfantine est de 4,6 %. Un écart assez bouleversant entre « riches » et « pauvres ». Aussi bouleversant que les cris de famine d’un milliard de personnes.
Des écarts et des disparités que nous connaissons, ou que nous savons vaguement exister, mais auxquels nous préférons ne pas penser. Nous nous attardons plutôt aux chiffres d’ici, aux milliards de dollars de diminution de la dette, au nombre d’acariens dans le matelas ou au chiffre d’affaires de la grande entreprise avec le PDG millionnaire. Mais il y a quand même des enfants qui meurent.
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Le Fond des Nations Unies pour la population (FNUP) mène la campagne « 7 milliards d’actions ». On y milite pour l’engagement de chaque citoyen de la planète pour un monde sain et durable. Environnement, pauvreté et inégalité, santé des femmes, jeunes, vieillissement de la population et urbanisation sont parmi les sept domaines d’actions pour lesquels chaque être humain est invité à faire sa part.
Selon le FNUP, dans le monde entier, des individus et des organismes prennent des initiatives positives et significatives. Selon le FNUP, chacun a la possibilité de rendre meilleur un monde où vivent 7 milliards de personnes. Ça mérite réflexion.
Pour suivre le mouvement, je vous envoie ici : http://www.7billionactions.org/page/22-7-milliards-dactions. Et pour vous faire du bien, parce que les causes auxquelles on croit suscitent parfois au départ quelques réticences, je vous envoie là aussi : http://www.youtube.com/watch_popup?v=hN8CKwdosjE.