Compter

2 Novembre 2011

Compter ses heures de parents. Comme on compte celles à l’usine et ou bureau. Ou encore comme on compte le temps d’un voyage en voiture ou la durée d’un film. Compter froidement. Sans ruisseler de tendresse et de sentiments. Comme au moment des impôts. Compter « pour le vrai » tout ce temps offert aux enfants. Brrr! Plutôt répugnant,  non? Lire le reste de cet article »

7 milliards

26 Octobre 2011

Non, ce n’est pas l’objectif de diminution de la dette du gouvernement, ni le nombre d’acariens cachés dans votre vieux matelas, ou encore le chiffre d’affaires d’une grande entreprise au PDG millionnaire. Non, 7 milliards, c’est le nombre d’humains sur la planète. Un beau chiffre rond, atteint ces jours-ci, selon les Nations-Unis.

En fait, ça aura pris 250 000 ans pour que la terre compte un milliard d’hommes. Et ça en aura pris 200 de plus pour que nous soyons 7 milliards. En fait, à chaque seconde aujourd’hui, 5 bébés naissent et 2 personnes meurent. Lorsque j’aurai fini de rédiger cette chronique, entre le premier et le dernier mot, 18 000 bébés auront fait connaissance avec la vie. 36 000 personnes seront parents, pour la première fois ou de nouveau. Mais tout ça, ce n’est pas une course. C’est la vie de la planète.

Pour se nourrir, l’homme et ses 7 milliards d’amis s’approprient entre 24 et 40 % des productions photosynthétiques de la planète en plus de la moitié des ressources en eau. En fait, l’homme abuse des ressources et les gaspille : les pays industrialisés, dont nous sommes, jettent à la poubelle 222 millions de tonnes de nourriture chaque année…

Il y a 60 ans, les femmes avaient en moyenne cinq enfants chacune. Aujourd’hui, elles en ont 2,5, soit la moitié moins. Et la moyenne 2011 témoigne de plus grandes disparités qu’en 1950. Car selon les régions ou les pays, les bébés tombent du ciel ou se font désirer. Le pays le plus fécond serait le Niger avec 7 enfants par femme. La statique la moins maternelle est à Taïwan avec 0,9 enfant par femme. Parmi les pays les plus féconds, ceux de l’Afrique subsaharienne, où se trouve également 1 citoyen terrien sur 7. Selon les régions où les pays également, les enfants disparaissent à une vitesse folle où peuvent rêver de devenir grand. En Afrique, chez les enfants, le taux de mortalité est de 77,6 %. C’est à peine un enfant sur quatre qui devient grand. Ici, en Amérique du Nord, le taux de mortalité enfantine est de 4,6 %. Un écart assez bouleversant entre « riches » et « pauvres ». Aussi bouleversant que les cris de famine d’un milliard de personnes.

Des écarts et des disparités que nous connaissons, ou que nous savons vaguement exister, mais auxquels nous préférons ne pas penser. Nous nous attardons plutôt aux chiffres d’ici, aux milliards de dollars de diminution de la dette, au nombre d’acariens dans le matelas ou au chiffre d’affaires de la grande entreprise avec le PDG millionnaire. Mais il y a quand même des enfants qui meurent.

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Le Fond des Nations Unies pour la population (FNUP) mène la campagne « 7 milliards d’actions ». On y milite pour l’engagement de chaque citoyen de la planète pour un monde sain et durable. Environnement, pauvreté et inégalité, santé des femmes, jeunes, vieillissement de la population et urbanisation sont parmi les sept domaines d’actions pour lesquels chaque être humain est invité à faire sa part.

Selon le FNUP, dans le monde entier, des individus et des organismes prennent des initiatives positives et significatives. Selon le FNUP, chacun a la possibilité de rendre meilleur un monde où vivent 7 milliards de personnes. Ça mérite réflexion.

Pour suivre le mouvement, je vous envoie ici : http://www.7billionactions.org/page/22-7-milliards-dactions. Et pour vous faire du bien, parce que les causes auxquelles on croit suscitent parfois au départ quelques réticences, je vous envoie là aussi : http://www.youtube.com/watch_popup?v=hN8CKwdosjE.

 

Allo?

18 Octobre 2011

-Allo, ALLO. Il est passé où Allo?

Elle me regarde de ses grands yeux, le visage ébloui par un immense sourire. Consternant!

Trois bacs de jouets vidés plus tard, toujours rien. Tout le monde s’y met maintenant. La garde-robe, l’armoire à Tupperware et le banc des mitaines y passent aussi. L’armoire de la salle de bain, les recoins du divan (ah, une fourchette… Une fourchette?), le tiroir du bureau, les sacs d’école, la laveuse, les poches de tous les manteaux, le fond des souliers, la poubelle… Toujours rien. Et remerde! Lire le reste de cet article »

La relative couleur du temps

12 Octobre 2011

Il est parfois étonnant de voir comme une même situation peut être perçue de façon différente, selon la personne à qui l’on parle. Exemple : je suis persuadée que le mois de juillet a été resplendissant. La preuve, il a fait beau pendant mes deux semaines de vacances et fait une chaleur éblouissante pendant la grande fin de semaine de camping de la fin du mois. Donc, du soleil la moitié du mois. En plus, il a plu juste assez pour faire plaisir à mes fleurs et j’ai même réussi à afficher un hâle sur les tibias, pour une fois. Pourtant, chaque fois que j’ai louangé juillet, il y avait toujours quelqu’un pour me dire que l’été était nul, froid, pluvieux, que vraiment, c’était moche et que juillet l’était particulièrement… Euh, ah bon! Pourtant, je vous le dis, j’avais les tibias bronzés! Lire le reste de cet article »

Qu’est-ce qu’on mange?

6 Octobre 2011

Non, ce n’est pas le titre d’un livre de recettes bien connu. Il s’agit plutôt de l’éternelle question quiz de la semaine, que dis-je, de la journée. Celle qui revient constamment hanter les personnes majeures et vaccinées de la famille. Alors que les enfants réclament à tue-tête des assiettes pleines et savoureuses à heure fixe, j’essaie de concocter des menus nourrissants, au goût parfois douteux. Un peu comme dans le film Astérix légionnaire. « Plus les armées sont puissantes, plus la bouffe est mauvaise », avertit Astérix. Et tout comme ce sympathique héros, je suis parfois très surprise par la puissance de mon armée… Lire le reste de cet article »

Oui, je le veux… encore

28 Septembre 2011

Cette année est celle des mariages. Quelques couples d’amis prennent le chemin de l’autel. Nous en avons quatre à l’agenda. Une succession de jolies soirées sur notre 36, avec des mariées belles comme des anges et des époux séduisants voulant valser. Lire le reste de cet article »

La berçante

20 Septembre 2011

Il y avait une chaise berçante. Rien de bien particulier, sinon le lieu où elle trônait. Dans l’étroite et unique pièce d’une roulotte de camping. Une chaise berçante pour les nuits sans sommeil et les journées pluvieuses de grands parents en voyage.

C’était une journée chargée. Des petits enfants plein la table à pique-nique. Des parents affairés. Une grande activité à venir. Un soleil radieux et une chaleur accablante. Lire le reste de cet article »

L’été passé

20 Septembre 2011

Alors voilà ! Ça recommence, puisque l’été est fini (ou presque si vous tenez à la date du 21 septembre). En tout cas, il s’en va. Et c’est finalement la rentrée pour nous aussi. Au sommet de cette chronique, toujours le même nom. Donc, pas de grand ménage à cet étage-là. Ni dans celle du contenu d’ailleurs. À défaut d’être une maisonnée proprette de la cave au grenier, cette chronique d’humeur se veut avant tout un foyer accueillant pour les mots (et les maux) du quotidien. Lire le reste de cet article »

Comme des championnes… ou presque

14 Juin 2011

NDLR : Je dédie cette chronique aux mamans (et aussi aux papas) décidé(e)s à prendre leur santé en main et qui, afin d’y parvenir, ajoutent avec l’arrivée du beau temps quelques minutes d’un vrai sport à leur quotidien. Au nom de leur courage inconscient et des kilos en trop à trimbaler jusqu’à avis contraire, je leur souhaite de persévérer dans cette ingrate quête du mieux-être… et ces quelques instants de transpirante liberté. Lire le reste de cet article »

Le club des 50

14 Juin 2011

Quand elle est morte, je suis restée stoïque. Ce n’était pas la première fois qu’elle me faisait le coup. Depuis toujours ou presque, elle avait régulièrement des chaleurs. Dans ces moments-là, elle cessait de vouloir tout avaler. Ça lui durait quelques minutes, sinon quelques heures. Elle se remettait à respirer dès qu’elle voyait apparaître mon amoureux et son tournevis. C’était comme une relation de respect mutuel, ces deux-là… Lire le reste de cet article »




Néomédia