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	<title>Mes humeurs avec Brigitte Lavoie</title>
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	<description>Mes humeurs avec Brigitte Lavoie</description>
	<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 18:49:54 +0000</pubDate>
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		<title>Dans les poubelles</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 18:49:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant les fêtes, j’ai réussi à visiter quelques garde-robes de la maison. J’adore faire le ménage des garde-robes. C’est un peu comme une thérapie. Et c’est tellement satisfaisant. Le genre de lubie qui vient avec les années, j’imagine… Quoi qu’il en soit, cet exercice en entraînant un autre, j’ai classé et jeté bon nombre d’objets, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Pendant les fêtes, j’ai réussi à visiter quelques garde-robes de la maison. J’adore faire le ménage des garde-robes. C’est un peu comme une thérapie. Et c’est tellement satisfaisant. Le genre de lubie qui vient avec les années, j’imagine… Quoi qu’il en soit, cet exercice en entraînant un autre, j’ai classé et jeté bon nombre d’objets, de vêtements et de bidules sans nom. Plusieurs, de par leur inutilité ou mon agacement à les avoir toujours dans les pattes, ont pris la directement du bac à recyclage, de la poubelle ou du sous-sol de l’église.<span id="more-245"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Donner, c’est aussi laisser à d’autres la tâche de jeter. On espère que les vêtements ou les objets rejetés auront une nouvelle vie, seront portés par des enfants heureux de pouvoir se salir, feront l’affaire de parents au budget serré ou d’un ado en quête d’originalité. Mais inévitablement, chaque objet atteindra les limites de sa vie utile. Et prendra le chemin de la poubelle, ou du bac à recyclage.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À chaque ménage de garde-robe, je suis étonnée de la vitesse à laquelle se remplit le bac à ordures. Il y a tout un tas d’objets ou de petites choses impossibles à classer et à confier au recyclage. Et que faire des jouets et appareils électriques brisés? Il n’y a vraiment personne capable de ranimer la radio de ma fillette ou le petit ordinateur portatif de mon aîné? Devant la boîte d’objets à transporter à l’écocentre, je peste contre les manufactures d’équipements fragiles, spécialisées dans la conception d’objets conçus pour briser, être jetés et remplacés. Ça m’horripile d’être vue comme un chéquier sans tête, insensible à l’étendu du site d’enfouissement et à l’odeur des eaux de lixiviat. Comme si les humains ne sont bons qu’à consommer et à jeter… Mais on se fait tous prendre au jeu.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Cette année dans Charlevoix, dans les deux MRC confondues, nous avons enfoui quelque 18 200 tonnes métriques de déchets. Chacun de nous, du bébé au vieillard en passant par les commerces, nous avons envoyé environ 620 kilos chacun de déchets dans le fond d’un trou. D’autre part, nous avons recyclé environ 3 700 tonnes, soit 125 kilos chacun. Autres chiffres intéressants, 16 tonnes d’ordinateurs et de télévisions ont été récupérées dans l’est du comté. Dans l’ouest, la majorité des citoyens visés par la collecte des matières putrescibles utilisent leur bac brun. Dans l’est, environ 300 personnes auraient un composteur domestique. Mais quoi qu’il en soit, Réserve mondiale de la biosphère ou pas, nous ne sommes pas des champions du recyclage.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Si les efforts sont là, reste que nous produisons encore beaucoup de déchets. D’autant plus que des déchets, il y en a toujours trop. Comme consommateur, inévitablement, s’empilent dans notre panier d’épicerie et nos garde-robes des rebuts potentiels. J’avais un ami allemand dont les parents devaient débourser pour disposer des poubelles familiales. Ils devaient aller porter leurs déchets à un endroit précis, peser leurs vidanges et payer si le poids dépassait le minimum permis. Certaines semaines, ils évitaient d’acheter certaines denrées alimentaires suremballées, pour respecter le « budget poubelle ».</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Parce qu’au fond du trou au site d’enfouissement, au bout de la route du bac à récupération ou de celui des matières putrescibles, il y a une facture à payer. Et le chéquier est à notre nom. Qu’il s’agisse d’argent ou d’environnement. Comment faire pour limiter l’étendue des dégâts dans la garde-robe, le bac à ordures et l’arrière-pays? « La réduction à la source et le réemploi », rappelle Isabelle Tremblay de la MRC de Charlevoix. Je proposerai également une visite obligatoire d’un site d’enfouissement. Question de prendre conscience de l’impact de ses choix de consommateur quand sonne l’heure du ménage de la garde-robe et du traitement des déchets.</span></span></p>
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		<title>Les belles citations 2011</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 18:48:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout au long de l’année, le journalisme nous amène à couvrir divers événements et à rencontrer tout un tas de gens. Parmi eux, certains nous disent parfois des choses mémorables. Parce que mon calepin déborde régulièrement et qu’il m’arrive d’entendre des gens particulièrement inspirants, je retranscris ici quelques unes des belles phrases entendues dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Tout au long de l’année, le journalisme nous amène à couvrir divers événements et à rencontrer tout un tas de gens. Parmi eux, certains nous disent parfois des choses mémorables. Parce que mon calepin déborde régulièrement et qu’il m’arrive d’entendre des gens particulièrement inspirants, je retranscris ici quelques unes des belles phrases entendues dans la dernière année. Tantôt charmantes ou littéraires, bouleversantes ou philosophes, elles arrivent souvent comme des cadeaux dans la routine journalistique. Bonne lecture ! <span id="more-241"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="text-decoration: underline"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À propos de patrimoine…<strong></strong></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Times New Roman"><strong><span style="font-size: 10pt">Le gardien de phare Edmour Carré, récipiendaire du prix Porteurs de tradition pour son livre Je veille encore : </span></strong><span style="font-size: 10pt">« J’ai écrit mon livre pour me faire pardonner d’avoir automatiser les phares. Comme ça, mes enfants et les autres vont savoir s’était quoi un phare et un gardien de phare avec sa famille. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Times New Roman"><strong><span style="font-size: 10pt">Edouard Tremblay, agriculteur et passionné de patrimoine : </span></strong><span style="font-size: 10pt">« On voit beaucoup de belles vieilles bâtisses, mais il faut arrêter de mettre des barrières autour. Il faut des programmes pour aider à les protéger. Si ça continu, on va tout perdre ça et on ne saura plus comment ça a commencé. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Times New Roman"><strong><span style="font-size: 10pt">Bernard Maltais sur la volonté du milieu de préserver le barrage des Érables dans le parc des Hautes-Gorges</span></strong><span style="font-size: 10pt"> : « Le barrage des Érables, c’est Menaud et tout ce que ce cours d’eau transporte de la lutte de nos ancêtres et de l’ouverture de l’arrière pays (…) »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="text-decoration: underline"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À propos d’éducation, d’enfants et d’espoir…</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Times New Roman"><strong><span style="font-size: 10pt">Panéliste du Colloque sur l’exploitation sexuelle des enfants :</span></strong><span style="font-size: 10pt"> « Parfois, on donne tellement d’importance à ce qu’on n’a pas eu, qu’on perd de vue ce qu’on a eu. Et l’on donne à nos enfants ce que l’on a pas eu, sans penser à donner ce que l’on a reçu. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Times New Roman"><strong><span style="font-size: 10pt" lang="FR">La psychologue Marie-Paul Ross</span></strong><span style="font-size: 10pt" lang="FR"> : « Le pire, c’est de comparer les enfants. On le fait, même si on sait qu’il ne faut pas. Il faut accueillir chaque personne unique avec son potentiel. (…) La comparaison est une arme puissante pour cesser de croître dans l’amour. La croissance des êtres se fait dans la fidélité à ce qu’on est comme personne. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Times New Roman"><strong><span style="font-size: 10pt">Luc Fournier, travailleur social au CSSS de Charlevoix auprès de la clientèle jeunesse : </span></strong><span style="font-size: 10pt">« Quand je vois les galas de fin d’année, les spectacles d’école, je trouve ça encourageant, car les jeunes vont bien. Je trouve que la jeunesse d’aujourd’hui est saine et beaucoup plus mature que d’autres générations. Ils sont motivés et veulent apprendre. Oui, on a une belle jeunesse. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Times New Roman"><strong><span style="font-size: 10pt">Notre Rosaire Bertrand national, ex-député de Charlevoix : </span></strong><span style="font-size: 10pt">« Ce que j’espère, c’est que nous puissions dire à des jeunes qui ont quitté l’école qu’on peut s’occuper d’eux. Il y a moyen à quelque part de se trouver un projet, une formation et des gens pour nous aider. (…) Le projet de Campus Charlevoix et le CÉCC, je trouve juste ça de valeur de ne pas l’avoir fait avant. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="text-decoration: underline"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À propose de l’importance des projets de vie…</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Times New Roman"><strong><span style="font-size: 10pt">Sr Émilienne Boivin, petite franciscaine, responsable de l’espace muséale. En réponse à une question sur ses 35 ans comme missionnaire au Madagascar</span></strong><span style="font-size: 10pt"> : « Ma petite fille, c’est une grande joie que de se donner quand on est bien à sa place. La vie de missionnaire est une grâce, un appel. On se donne au pays de son adoption. Il faut avoir la force de tout oublier de notre pays et ce nouveau pays devient le nôtre (…). Le peuple malgache arrive a vivre heureux malgré des conditions difficiles. C’est un peuple qui nous apprend beaucoup. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
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		<title>Mes dérésolutions 2012</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 18:47:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Oui, vous avez bien lu et non, ce mot n’est pas dans le dictionnaire. Je déteste les résolutions, alors je choisie d’accueillir 2012 en faisant le contraire. Je dérésolutionne! Voilà. Je choisi de m’en tenir à ce qui existe déjà, à la vie comme elle est et à ce qui n’est pas raisonnable. Je ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Oui, vous avez bien lu et non, ce mot n’est pas dans le dictionnaire. Je déteste les résolutions, alors je choisie d’accueillir 2012 en faisant le contraire. Je dérésolutionne! Voilà. Je choisi de m’en tenir à ce qui existe déjà, à la vie comme elle est et à ce qui n’est pas raisonnable. Je ne me résoudrais pas à tenter de faire mieux ou plus. J’assume ma vie dans tout ce qu’elle a de beau et de désordonnée, de bucolique et d’anarchique.<span id="more-238"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je vais donc continuer à manger du chocolat et à grignoter en préparant le souper. Je ne vais pas annuler notre abonnement au câble ni bannir la télévision que nous regardons trop. Je ne vais pas m’abonner au gym ni faire semblant d’aimer jogger alors que j’en bave à chaque foulée. Je ne vais pas avoir l’air zen quand j’ai envie de klaxonner ma hargne et je vais manger du fast-foot quand je vais le mériter, selon mon livre à moi.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je vais continuer de me coucher trop tard pour être de parfaite humeur le lendemain, de boire trop de café et de manger plein de desserts. Je ne vais pas m’acheter des cuissards de vélo moulants, ni une tente roulotte que les enfants vont salir. Je ne vais pas me remettre à la planche à neige pour faire plaisir à mon garçon, ni me faire accroire que je vais prendre du temps pour moi alors que ça n’arrive jamais.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">En 2012, je ne veux pas plus de temps passé en famille, la cour est déjà pleine de cris de joie et 19 h 30 est le parfait last-call pour les oreilles en charpie. Je ne veux pas de compte Facebook et je refuse de gazouiller sur Twitter. Je ne travaillerais pas entre 21 h 30 et 8 h du matin, peut importe la grosseur de l’incendie ou l’angoisse de trouver un sujet de chronique ou le nombre de balles de foin menacées par la pluie. Je vais continuer de mettre de la cassonade dans le gruau des enfants et leur donner congé de bain un soir sur deux. Et n’en déplaise à mon amoureux, je n’entends pas arrêter de laisser sécher la vaisselle sur le comptoir. Pour 2012, j’assume ma paresse et ma mauvaise humeur matinale, mes envies de ménage de garde-robe et de fabrication de sucre à la crème. Et je ne vais pas boire du coke pour sauver les ours polaires ni cesser de croire que la race humaine n’est pas si imbécile qu’elle en a l’air. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je conserve donc ma liste déjà existante de choses à faire et je refuse d’y<span>  </span>ajouter des projets supplémentaires, pour lesquels ma volonté vacille déjà, et qui me vaudront un coup de barre à la fin de 2012 lorsque l’heure du bilan sonnera. Je maintien le bonheur ambiant à son degré actuel, sans chercher ailleurs ni mieux. Je ne veux pas plus d’argent, parce que de toute façon, on n’en a jamais assez. Et pour les choses sur lequel nous n’avons pas de contrôle, comme la température et la santé, ma dérésolution va dans le sens du statu quo. Rien de pire, rien de mieux et on fera avec.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Le statu quo aussi pour le produit intérieur brut, la valeur du dollar canadien et le prix du riz. Pas de compassion pour les pays et les consommateurs dans la marge jusqu’au cou. Le monde est dû pour une bonne frousse. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Pour la région, statu quo aussi pour l’ambiance dans les conseils des maires de nos MRC, dans le dossier des hôpitaux, l’état de la machine 4 et la consommation de papier journal, les conditions de ski du Grand-Fonds et l’erre d&#8217;aller du projet du Massif. Et je garde aussi les conseils de ville avec cette électricité qui anime les débats.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je dérésolutionne en me disant que de toute façon, la vie va faire son œuvre. 2012 ne sera pas différente des autres. Résolutions ou pas, l’exercice physique est de mise et les légumes aussi. Du temps en couple et en famille, ça va de soi. Tout comme l’équilibre et la patience. Et l’imminence de s’assumer une fois pour toutes comme personne, comme citoyen, comme habitant de la planète, avec nos défauts, nos qualités et nos défis à relever.<span>   </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Souhaits virtuels</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 15:33:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça sent Noël. Les enfants sautillent d’impatience. Même les envoyer jouer dehors ne suffit pas à les calmer. Et c’est la semaine des cartes de Noël et de souhaits. Elles arrivent une à la fois. Au compte-gouttes. À la maison, ma boîte aux lettres en comptera deux ou trois. Mon parrain et ma marraine, toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Ça sent Noël. Les enfants sautillent d’impatience. Même les envoyer jouer dehors ne suffit pas à les calmer. Et c’est la semaine des cartes de Noël et de souhaits. Elles arrivent une à la fois. Au compte-gouttes. À la maison, ma boîte aux lettres en comptera deux ou trois. Mon parrain et ma marraine, toujours fidèles. Ma cousine et sa petite famille, toujours rigolos. Et les cartes corporatives.<span>   <span id="more-235"></span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Au bureau, les « joyeux temps des Fêtes » arrivent désormais par courriel. Des cartes virtuelles. Des souhaits lus à la hâte… et envoyés d’un clic de souris dans la corbeille de la boîte de courriels. Mais nous en avons aussi reçu quelques-unes par la poste. Celles-là, elles trônent dans la salle de presse. Elles sont jolies. On les gardera sans doute quelques semaines, jusqu’à ce que dans un blitz de rangement elles prennent le chemin du bac à récupération. Et je mettrai les plus belles dans le tiroir du haut de mon bureau, avec les plus belles de 2010, 2009, 2008…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">D’un côté comme de l’autre, le résultat est le même, à la différence peut-être du temps qui leur est donné pour jouer leur rôle de carte de vœux. La première s’écrit et s’envoie en multiples copies. Tout est dans la rapidité du clic de souris et la longueur de la liste de contacts. Elle est reçue dans la seconde par le destinataire. Avec de la chance, elle sera lue avant d’être triée vers la sortie. Les cartes virtuelles sont une tâche professionnelle à exécuter.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Les cartes traditionnelles imprimées doivent quant à elles, au minimum, être signées, mises en enveloppe et postées. Elles coûtent un timbre et la papeterie. À la réception, elles sont ouvertes, lues et posées sur le comptoir ou accrochées dans le sapin. Plusieurs diront qu’elles sont inutiles. D’autres, plus traditionnels, maintiennent que leur valeur est symbolique. Comme pour la virtuelle d’ailleurs. C’est que quelque part, entre le timbre et le clic, vous faites partie de la liste d’envoi. Dans le meilleur des cas, ça veut dire qu’une personne a pensé à vous. Et ça, même en 2011, ça fait toujours un peu plaisir, peu importe son niveau interne de narcissisme.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À une époque où l’écriture est devenue un acte utile et rentable plutôt qu’attentionné et sentimental, la carte de souhaits en papier devient elle aussi une denrée rare. On dirait presque du patrimoine. Aujourd’hui, on n’écrit plus pour écrire, et on ne sait plus comment et quoi répondre. Le mot « épistolaire » est sans doute en voie d’extinction… Les cartes de Noël, d’anniversaire et les lettres conservées et rangées dans le fond de mon placard prennent une valeur inestimable avec l’avancement des réseaux sociaux et la pluie de SMS sur mon portable. Et tout à coup, je me sens terriblement vieille… Je repense à toutes ces lettres que j’ai écrites et à celles que j’ai reçues.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Alors en début de semaine, j’ai mis des cartes de souhaits à la poste. Je sais, il est un peu tard, mais elles seront à l’heure pour Noël. Ma gamine a pris ses crayons et dessiné des cartes personnalisées. À défaut de trôner au milieu de la table du réveillon, ses petits chefs-d’œuvre susciteront sans doute de la curiosité et quelques minutes supplémentaires d’attention.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et j’en profite pour joindre une carte de souhaits à cette chronique. Le dessin est de ma bambine (c’est un sapin…). Et contrairement aux cartes virtuelles ou à celles qui vous parviennent par la poste, celle-là est coincée dans votre journal… et terminera sa course dans votre bac à récupération. Mais bon, c’est l’intention!</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Alors voici mes souhaits pour vous: </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Il y a toutes sortes de sapins. Des verts et odorants, en plastique avec des lumières intégrées ou des rouges avec des boules vertes et jaunes. Que votre sapin soit odorant, brillant ou écarlate, je vous souhaite d’arriver à samedi en un seul morceau, de laisser tomber le ménage de la boîte de courriels, de faire juste assez de sandwiches sans croûte pour éviter d’en manger jusqu’en février, de ne pas vous faire prendre par les enfants à tenir le rôle du Père Noël, de passer quelques heures de plus en pyjama, de profiter des quelques millimètres de neige pour glisser en famille, d’avoir une place assise à la messe de minuit et des gens autour de vous pour regarder fuir l’année qui s’achève et voir arriver la nouvelle.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Joyeuses Fêtes!</span></span></p>
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		<title>Si jeunesse savait…</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 18:40:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[« Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait. » C’est sûrement l’un des proverbes qui me tapaient le plus sur les nerfs quand j’étais ado. C’est comme pour la phrase: « Un jour, tu vas me remercier de t’avoir mise en garde, de t’avoir obligée à étudier tes maths, à pratiquer ton piano, à manger tes carottes… »  Non mais, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">« Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait. » C’est sûrement l’un des proverbes qui me tapaient le plus sur les nerfs quand j’étais ado. C’est comme pour la phrase: « Un jour, tu vas me remercier de t’avoir mise en garde, de t’avoir obligée à étudier tes maths, à pratiquer ton piano, à manger tes carottes… » <span> </span>Non mais, ce que c’est lourd parfois à endurer, les discours et les conseils parentaux… Surtout quand on est ado. Et juste de penser qu’un jour mes bambins auront à m’entendre dans ce rôle, j’angoisse. Vraiment! C’est que soudain, nous, les parents aimants et attentionnés, devenons indiscutablement barbants.<span id="more-232"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Mais être adolescent (et tendre une oreille distraite aux adultes), ça fait obligatoirement partie de la vie. Un passage nécessaire vers la grande personne que l’on devient. C’est une étape remplie de bouleversements, une étape parfois dangereuse, heureuse et malheureuse, où choisir devient important et où la suite des choses nous appartient. Mais ça, heureusement, on s’en rend compte plus tard. Parce que sur le coup, lorsqu’on a les deux pieds dedans, le statut d’adolescent nous glisse sur le dos comme une remontrance parentale redondante. On est ado, point à la ligne. On peut se coucher tard, mais dormir le matin. On doit parfois tondre la pelouse, mais ce n’est pas à nous de payer<span>  </span>l’épicerie. On apprend à conduire avec une voiture qui n’est pas du tout notre style et tous les jours, on doit aller en classe. Étudier des choses qui n’ont pas de sens, croyons- nous, et qui ne nous serviront à rien demain. Mais si jeunesse savait… </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Vendredi dernier, à l’école secondaire du Plateau, 108 adolescents ont rencontré Roger Duguay. Le frère de Gilles, l’enseignant bourré d’énergie qui joue dans Dream Teacher et supervise la remarquable équipe technique du Plateau. Roger, donc, était venu parler de la Fondation Trioomph, de décrochage scolaire et de motivation. Il a brandi quelques photos de voitures sport (dont j’oublie les noms parce que je n’y connais rien), et a parlé de la possibilité de passer une journée spéciale au circuit de course de Mont-Tremblant avec lui et d’autres pilotes-mentors. Motiver cette petite bande d’adolescents un peu horripilés par l’école, tel était <span> </span>l’objectif de la rencontre. Mais du coup, le groupe en entier, et les 12 sélectionnés au printemps, ont soudainement accès à des gens au parcours professionnel et de vie remarquable. Et le concept de mentor prend ici tout son sens. Pouvoir, à l’âge de 14 ou 16 ans, discuter avec une personne qui a construit son entreprise, ou étudié jusqu’au doctorat, ou travaillé à l’étranger, ça peut donner des ailes. Si avoir un mentor devient à propos pour certains professionnels ou entrepreneurs, pourquoi ce ne serait pas bon aussi pour des adolescents un peu perdus sur le chemin de l’école.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Personnellement, à 15 ans, je n’aurais pas eu envie de rencontrer le PDG d’une multinationale ou l’associé d’une grande firme de chasseurs de têtes. Mais si on m’avait donné la possibilité de rencontrer un musicien professionnel ou un auteur de romans à succès, j’aurais sauté de joie et j’aurais peut-être étudié un peu plus fort ma grammaire. Et je connais des garçons qui auraient lu avec admiration le CV et le parcours scolaire de M. Duguay, y auraient peut-être saisi l’inspiration de devenir, ici ou ailleurs, un Gilles Jean ou une Ginette Gauthier. Je connais des garçons, et des filles, qui auraient aimé l’entendre parler de son travail auprès des hauts dirigeants d’entreprises, de ses études en actuariat, de ses voyages à l’étranger, de ses vendredis et samedis soirs passés à étudier parce qu’il avait décidé qu’il voulait aller plus loin.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">On peut brasser la cage de la réussite scolaire de différentes façons. En militant pour la lecture, en mobilisant les acteurs locaux, en repensant le système scolaire, en sollicitant les parents. Mais au final, ça reste aux jeunes de se présenter en classe et de profiter de leur adolescence pour faire des choix qui les mèneront là où ils aimeraient vraiment aller dans leur vie d’adulte. Et je laisse le mot de la fin à l’enseignant Gilles Duguay : « Trouvez-vous un métier que vous aimez et allez vous chercher un diplôme. Finissez vos études! Ce que nous disons aux jeunes c’est : Fais ce que tu aimes et fais-le bien! » Car si jeunesse savait… </span></span></p>
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		<title>Le Père Noël a des principes</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 18:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[NDLR : Si vous croyez au Père Noël, la lecture de cette chronique est à vos risques et périls…
***
Le Père Noël a des principes. En fait, il en a chez nous. Le gros grand-père sympathique à l’habit rouge  auquel mes enfants croient ne respecte pas toujours les listes de cadeaux. Il faut comprendre que les lutins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><em><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">NDLR : Si vous croyez au Père Noël, la lecture de cette chronique est à vos risques et périls…</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;margin: 0cm 0cm 0pt" align="center"><em><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">***</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Le Père Noël a des principes. En fait, il en a chez nous. Le gros grand-père sympathique à l’habit rouge<span>  </span>auquel mes enfants croient ne respecte pas toujours les listes de cadeaux. Il faut comprendre que les lutins et l’usine du personnage ont leurs limites. Je veux bien croire que nous sommes en 2011, mais je maintiens fermement que le Père Noël ne fabrique pas de Nintendo DS, de WII ou tout autre jeu vidéo. Il ne fabrique pas non plus de mini-Jeep électrique ni de voiture de Barbie téléguidée…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Dans notre livre à nous, le Père-Noël est plutôt un grand amateur de plein air et de jeux de société. Il aime les jouets joyeux, les objets utiles. Il fabrique des cadeaux qui cultivent l’imagination, développent la motricité fine et alimentent le plaisir de jouer avec d’autres, qui montrent à perdre et à gagner, et incitent à aller jouer dehors. Et notre Père Noël n’aime pas les jouets dispendieux parce que, évidemment, c’est beaucoup trop compliqué à fabriquer et qu’il a trop d’enfants à qui faire plaisir.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">En fait, à l’aire du Ipad 2, de la musique numérique et des écrans plats, notre Père Noël est plutôt ennuyeux. Un peu plus et il donnerait des sous pour le Régime épargnes études. Mais il semble qu’il ne soit pas le seul à avoir des principes. Dernièrement, ParticipACTION a mené un sondage au pays sur les intentions des parents à acheter à leur enfant un cadeau à écran. 81 % des mamans d’enfants âgés entre 5 et 11 ans ont dit qu’il était peu probable que leurs chérubins reçoivent ce type de cadeau. Je suis quand même impressionnée par la statistique. Surtout que 78 % de l’ensemble de la population abonde dans le même sens. Mais de deux choses l’une : soit nous sommes majoritairement convaincus par le concept des 60 minutes d’activité physique par jour, soit la majorité des enfants ont déjà<span>  </span>un sympathique écran à se mettre sous les yeux à la maison. Et je vote pour la seconde affirmation. Parce qu’en fait, 7 % seulement des enfants canadiens feraient 60 minutes d’activité physique (de modérée à élevée) par jour.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Pour en revenir à notre Père Noël à nous, il est harcelé depuis deux ans par un bambin sous le charme des jeux vidéo. Un bambin qui fait vraiment beaucoup d’efforts pour être gentil avec ses sœurs, qui écoute ses parents et fait de beaux efforts en classe. Un bambin qui devient complètement gaga lorsqu’il est en visite dans une autre maison où séjourne une WII. La grande question de décembre 2011 pour notre Père Noël est donc de savoir jusqu’à quel point il a des principes, surtout si la marraine et les parents lutins l’aident à fabriquer ce cadeau si désiré&#8230; Jusqu’à quel point maintiendra-t-il ses principes si le bambin signe le contrat des 60 minutes d’activité physique par jour et de la demi-heure journalière de leçons apprises avec le sourire?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Mais non, le Père Noël a des principes. Et heureusement pour l’heureux rêveur, marraine a de l’imagination : « On pourrait lui offrir pour sa fête? » D’accord, mais on maintient le contrat.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;margin: 0cm 0cm 0pt" align="center"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">***</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et pour en revenir au Père Noël, maintenir le personnage en vie pour les enfants demande parfois beaucoup de persévérance.<span>  </span>À preuve cette petite anecdote. La sœur du grand amateur de jeu vidéo rêve de jolis jouets. À la garderie, toute la petite bande écrit sa lettre au Père Noël, dessinant ses rêves de cadeaux. De retour <span> </span>à la maison, papa demande des nouvelles de cette formidable journée passée à la garderie. « J’ai écrit ma lettre au Père Noël », de raconter la gamine. Papa de demander tout à fait naïvement : « Ah oui? Et qu’est-ce que tu lui as demandé? » Et la gamine de répondre avec un ton sérieux et sans réplique : « Tu vas le voir quand il va me l’apporter. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">… « Houston, on a un problème! »</span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Amour, entraide et générosité</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 16:12:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Il semble bien qu’en décembre, nous avons le cœur tendre. Ça se mesure au nombre de causes pour lesquelles nous sommes sollicités. Des jouets pour les uns, des sous et encore des sous pour les autres. C’est quand même plutôt paradoxal que dans la période de l’année où nous avons le plus à acheter, c’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Il semble bien qu’en décembre, nous avons le cœur tendre. Ça se mesure au nombre de causes pour lesquelles nous sommes sollicités. Des jouets pour les uns, des sous et encore des sous pour les autres. C’est quand même plutôt paradoxal que dans la période de l’année où nous avons le plus à acheter, c’est également le moment où on nous demande le plus de donner. Vous dépensez pour les vôtres, alors pourquoi ne pas dépenser pour les autres? Et à défaut d’être véritablement généreux, le sentiment de culpabilité ramène le portefeuille dans le droit chemin du partage.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span id="more-226"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Mais serions-nous plus généreux en janvier, après avoir <span> </span>mangé toute la dinde, ou en juin, quand l’été s’échauffe, ou en octobre, quand l’Halloween s’annonce et que les feuilles tombent? Quand est-ce que les pauvres sont les plus pauvres? Quand tout le monde est riche, ou se conduit comme tel?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Si je m’interroge, c’est que cette semaine se déroulera la Grande Guignolée des médias. Ce sera une fois de plus le moment de mettre la main dans sa poche et de penser un peu à tous ces autres qui ne sont pas les nôtres. Penser à des étrangers qui vivent l’esprit des Fêtes autrement que dans l’opulence. Penser à des enfants qui aimeraient aussi attendre le Père Noël le soir du 24 décembre. Et penser aux organismes alimentaires de la région qui dépannent bien des familles peu importe le mois de l’année. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Quand vous verrez les bénévoles armés de leur bas de Noël ce jeudi au coin de la rue, vous serez peut-être agacés. « Encore! », direz-vous peut-être, d’un ton exaspéré. Vous changerez peut-être de trajectoire ou laisserez votre fenêtre fermée et vos yeux fixés sur la route. C’est que, au cours des dernières semaines, vous avez reçu la lettre de sollicitation de la Fondation Carmelle-Roy. Centraide a aussi délégué ses bénévoles plus tôt cet automne et l’Association pour la fibrose kystique a aussi tenté une collecte au début de novembre sur le même coin de rue. Et c’est sans compter les causes du reste de l’année, les téléthons des télévisions, les soupers et cocktails bénéfices, les fondations des deux hôpitaux, les organismes culturels locaux, les causes étudiantes, les organismes communautaires régionaux. « Assez! », avez-vous envie de crier, « n’en demandez plus, la cour est vide! » Mais est-elle vraiment vide? Avons-nous vraiment trop donné où sommes-nous simplement exaspérés d’être sollicités? Se pourrait-il que notre générosité fonde comme la neige à ne pas savoir quel organisme vaut la peine d’être soutenu?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Ça me rappelle une entrevue qu’un riche homme d’affaires et millionnaire québécois, dont j’oublie le nom, avait donné aux Francs-Tireurs. Ce charmant grand-papa avait notamment mentionné qu’être riche n’était pas toujours marrant puisque ça comportait d’énormes responsabilités : il faut en effet s’assurer de donner son argent à des causes sérieuses et importantes, à faire confiance aux bonnes personnes. Même avec des millions en banque et la possibilité de se tromper, cet homme d’affaires gérait avec rigueur l’argent de ses dons. En fait, nous avons la liberté de choisir à qui nous donnons, d’adopter ou non une cause et non pas simplement de donner pour donner, parce que c’est Noël et que c’est la tradition.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Dans le temps des Fêtes, j’ai parfois l’impression que l’argent nous sort par les oreilles. Nous achetons trop ou mal, nous cherchons désespérément ce qui va faire plaisir pour finalement se rabattre sur ce qu’on veut bien nous vendre. Nous courons à gauche et à droite, nous chetons pour acheter. Et il nous arrive aussi de donner pour donner.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Alors, dans cette période où l’amour, l’entraide et la générosité devraient être les valeurs à l’avant- plan, est-ce que ma cour est tout à fait vide ou suis-je davantage exaspérée que ruinée par la possibilité de pouvoir donner aux autres? Parce que les causes aussi ont leur période des Fêtes et surtout parce que les besoins sont réels, peu importe le temps de l’année, je nous souhaite donc d’avoir le courage de nous demander à qui nous donnerons et pourquoi.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Donner l’exemple</title>
		<link>http://blogues.charlevoixendirect.com/brigitte/2011/11/23/donner-l%e2%80%99exemple/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 14:40:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai un collègue qui vient d’arrêter de fumer. Après une douzaine d’années de trêve, il avait renoué avec la cigarette pour le plaisir. Mais voilà, il en a eu assez. Alors ces jours-ci, il fait la guerre aux habitudes. Celles qui venaient avec le briquet et les cigarettes. Fini les petites pauses à l’extérieur et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">J’ai un collègue qui vient d’arrêter de fumer. Après une douzaine d’années de trêve, il avait renoué avec la cigarette pour le plaisir. Mais voilà, il en a eu assez. Alors ces jours-ci, il fait la guerre aux habitudes. Celles qui venaient avec le briquet et les cigarettes. Fini les petites pauses à l’extérieur et les jasettes sur le perron. C’est d’ailleurs ce qu’il trouve le plus difficile : rompre la routine, celle qui dictait l’horaire, encadrait le geste.<span id="more-223"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Sa grande motivation? L’économie. Un paquet à 10 $, tous les jours, ça fait 70 $ d’économie par semaine. 300 $ par mois. 3612 $ par année. Fumer est un choix. Mais il est parfois bien de pouvoir en faire d’autres, me dit-il.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et le plaisir dans tout ça? C’est que selon l’endroit, les gens, la température, le budget ou l’emploi du temps, le plaisir du geste et sa satisfaction ont été aspirés par les contraintes. C’est souvent comme ça, dans la vie. Ce qui au départ nous procure du bien-être peut devenir un fardeau. Les dépendances, les vraies, finissent toujours par nous empoisonner la vie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et pourtant ici, il n’est question que de cigarettes. Avec ce que ça comporte de risques pour la santé. Et de difficultés pour arriver à s’en défaire. Voir quelqu’un se débattre pour s’en débarrasser, faire preuve de volonté et de persévérance dans sa décision, ça donne pourtant à réfléchir. Lorsque la dépendance est plus grave, qu’elle vous pousse à mentir, vous rend impossible à vivre, vous transforme physiquement et mentalement, la lourdeur de la tâche pour s’en départir devient assez impressionnante. Ça donne une folle envie d’éviter de s’embourber.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et pourtant, on craque tous pour quelque chose. Le café et les sucreries, la musique rock et les figurines des Schtroumphs, le chant choral et les jeux vidéo, la télévision et les décorations de Noël, le téléphone cellulaire et le thé vert, les médias sociaux et la littérature fantastique, la bouffe du resto et l’huile de bain, la course à pied et les nouveaux pyjamas. En fait, notre vie est pleine de petits plaisirs apprivoisés. Mais qu’est-ce qui fait qu’un beau jour, ces charmants plaisirs inoffensifs deviennent envahissants? Tellement envahissants que vous devez faire disparaître la cafetière, immoler vos chaussures de course, éviter les allées de sucreries et les boutiques de vêtements de nuit? Qu’est-ce qui provoque l’excès?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Il paraît que ces années-ci, avec toutes les nouvelles technologies disponibles, le jeu en ligne fait des ravages chez les jeunes. Et si la consommation de drogue et d’alcool tend à diminuer, celle des amphétamines augmente, particulièrement chez les filles.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">De part et d’autre, que nous soyons petits ou grands, les petits plaisirs cognent à la porte. Nous avons la liberté de les laisser ou non entrer dans notre vie. Et c’est sans doute la partie la plus facile. Par principe ou par intérêt, par prudence ou par faiblesse, on les ignore ou on les apprivoise.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Cette semaine est celle de la prévention de la toxicomanie dans Charlevoix. Je me souviens, il y a quelques années,<span>  </span>les intervenants soulignaient l’importance des parents et de l’exemple qu’ils donnent aux enfants. Du genre : faire preuve d’équilibre dans les différents aspects de notre vie, persévérer dans les défis quotidiens et avoir de saines habitudes de vie. Même si prêcher par l’exemple ne remplace pas les bonnes discussions sur le sujet, il paraît qu’il ne faut pas sous-estimer les efforts faits pour réduire votre consommation de café, militer pour une cause qui vous tient à cœur ou arrêter de fumer. C’est que les enfants, et aussi des plus grands, vous regardent raffermir votre volonté et persévérer. À petits pas, vos exemples font avancer la cause. </span></span></p>
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		<title>Du curling</title>
		<link>http://blogues.charlevoixendirect.com/brigitte/2011/11/16/du-curling/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 16:09:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Non, je ne suis pas une joueuse de curling. Ni même une amatrice du sport. Quoique j’ai bien aimé regarder les finales lors des derniers Jeux olympiques. Bizarre comme un sport aux premiers abords si passif peu devenir excitant lorsque la tension monte et que les joueurs crient à en perdre leur voix. Et j’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Non, je ne suis pas une joueuse de curling. Ni même une amatrice du sport. Quoique j’ai bien aimé regarder les finales lors des derniers Jeux olympiques. Bizarre comme un sport aux premiers abords si passif peu devenir excitant lorsque la tension monte et que les joueurs crient à en perdre leur voix. Et j’ai aussi touché quelques fois la pierre, pour une cause ou une autre, mais jamais de façon très mémorable pour les résultats de mon équipe.<span id="more-220"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Dans deux semaines, ce sera le Challenge Casino. Un des grands événements sportifs de la région. Près de 400 joueurs, 1,7 million $ de retombées économiques, deux sites de compétition, 100 bénévoles et leur 1200 heures de temps « donné ». Cette année, alors qu’on en est à la douzième édition, des équipes de huit provinces canadiennes sont attendues dans la classe Élite en plus d’une de la Suisse. N’eut été de l’inscription tardive d’une équipe mieux classée et qui a donc priorité, le Nouveau-Brunswick aurait également été représenté, ce qui aurait porté à neuf les provinces sur les rangs. Ne manque que la Colombie-Britanique et le Nunavut pour que tout le pays lance une pierre à Clermont. Une question de distance, sans doute, ou de bourse.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Ce qui fait la notoriété d’une telle compétition, selon ce qu’on m’a dit, c’est la qualité des équipes inscrites au tableau. Et ce qui attire les équipes, ce sont les bourses. Pour le tournoi du 23 au 27 novembre, ce sont 55 000 $ en bourse qui sont remis. Pas mal paraît-il. Les équipes y voient également l’occasion d’amasser des points au classement, puisque l’événement est inscrit au Circuit provincial de curling ainsi qu’au Wolrd curling Tour.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Au cours des 11 dernières années, le Challenge Casino a également fait son nom grâce à son accueil. Aussitôt sorties des glaces, plusieurs équipes s’inscrivent d’ailleurs pour l’édition suivante. Une façon de s’assurer une place parmi les 64 disponibles et éviter la liste d’attente dont la gestion fait maintenant partie du joyeux problème de l’organisation. Donc, les joueurs de curling aiment Charlevoix. Pour l’accueil, l’organisation et la possibilité de jouer, pour la classe Élite, dans un aréna.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Tout ça m’amène à la question qui tue. Au cours des 11 dernières années, êtes-vous déjà allés au Challenge Casino, assister à quelques parties ou encore retenir votre souffle pendant les finales? La majorité répondra sûrement non. Comme moi. Bien que je sois allée une fois, de mon propre chef, encourager les membres de médias pour la joute d’exposition. Une fois. En 12 ans.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">C’est tout de même étrange que des événements qui font courir les sportifs laissent indifférente une part importante de la population. Beaucoup moins spectaculaire que le Rallye de Charlevoix, l’événement a beau avoir son importance, il transporte toute une culture d’un sport qui nous est inconnue ou presque.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Pour mousser l’intérêt et remplir quelques gradins supplémentaires, le comité organisateur du Challenge Casino a eu l’idée d’un concours réservé exclusivement aux spectateurs et à la population. En passant par l’aréna de Clermont ou le club de curling Nairne, monsieur et madame tout le monde pourront s’inscrire. Le dimanche après-midi, monsieur et madame tout le monde devront être dans les gradins afin d’entendre son nom s’il est tiré au sort. Cinq personnes auront la chance de lancer une pierre. Et celui qui la lancera le plus près du bouton gagnera 1000 $. Ça me rappelle certains concours d’aréna ou de gymnase où l’on doit faire un but ou un panier pour remporter le prix. Une idée, toute simple, mais qui pourrait en convaincre quelques-uns de faire une saucette à Clermont pour voir jouer du curling. On n’a beau ne rien connaître du sport, reste que d’admirer les coups et les stratégies des équipes reste quelque chose de culturellement instructif. Gageons que vous n’en croirez pas vos yeux et que l’ambiance tant espérée sera au rendez-vous sur la glace, et dans les gradins.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span><span style="font-family: Times New Roman">   </span></span></span></p>
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		<title>L’esprit du lieu</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 16:05:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Une bibliothèque, c’est un cœur qui bat. Ça transpire d’histoires à se faire raconter, de connaissances de toutes sortes, de science et de culture, de passé et d’avenir.
J’adore les bibliothèques. Celles qui ont des dizaines de rangées d’étagères, des tables sur lesquelles vider son sac d’école et des fauteuils où s’asseoir et oublier l’heure. À [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Une bibliothèque, c’est un cœur qui bat. Ça transpire d’histoires à se faire raconter, de connaissances de toutes sortes, de science et de culture, de passé et d’avenir.<span id="more-217"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">J’adore les bibliothèques. Celles qui ont des dizaines de rangées d’étagères, des tables sur lesquelles vider son sac d’école et des fauteuils où s’asseoir et oublier l’heure. À Val-Bélair, chez mes cousins, on passait, enfants, de grandes demi-journées à la bibliothèque municipale. La leur était très chouette, fraîchement construite ou presque. On y passait des heures à choisir notre pile de bouquins à emporter, à lire des aventures qu’on rêvait d’avoir, à écouter La Guerre des tuques, affalés sur les coussins bruns devant dans la grande baie vitrée. Aller à la bibliothèque, c’était toujours permis. La seule condition était de revenir pour la soupe et de ne pas trop traîner en chemin. Du coup, j’ai su que ça existait. Ce lieu à la fois chaleureux et silencieux, doux et feutré, où chaque livre est une porte à entrouvrir. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À l’école secondaire, la bibliothèque et ses dédales de livres empilés sont devenus un refuge. Car là-bas, nul besoin de craindre les railleries des « king » de la poly. Le silence était d’or et le lieu, pratiquement désert. La grande liberté de passer toute l’heure du dîner à s’envoler ailleurs, les devoirs repoussés sur le coin de la table. Un jour aussi, dans ces années-là, ma ville natale a fait ériger un tout nouvel édifice. Vaste, tout en pénombre et en lumière, la nouvelle bibliothèque a déversé ses dizaines de magazines, ses milliers de livres et ses ordinateurs ainsi que sa collection de musique et de films au milieu de fauteuils et de petits recoins où tourner les premières pages de ses trouvailles du jour. Chaque visite était un privilège. Et à l’université, c’était trois étages d’atmosphère feutrée, de bureaux usés où travailler et d’étagères croulantes d’ouvrages de référence où chercher.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Lorsque je suis arrivée à La Malbaie, il y a neuf ans, que j’ai mis les pieds à la bibliothèque municipale pour la première fois, j’ai presque pleuré. C’était… minuscule, très peu garni, désespérant. J’étais trop gâtée, direz-vous? Ou c’était vous qui ne l’étiez pas du tout. La lecture, ce n’est jamais un luxe. Et une bibliothèque, c’est un coeur qui bat.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et désormais il bat pour vous aussi. Depuis vendredi dernier, les visiteurs se multiplient à la nouvelle bibliothèque de la rue Saint-Étienne. Si ce n’était que pour le bâtiment et sa couleur, les gens resteraient dehors. Non, c’est à l’intérieur que ça se passe. On sentait bien que le vent avait tourné depuis le déménagement dans la chapelle du centre communautaire, avec une collection mieux pourvue et des abonnés en hausse. Mais cette fois, c’est autre chose. C’est une vraie bibliothèque. Il faut voir les enfants assis sur les poufs, les pieds en l’air et le nez dans les livres. Il faut voir les ados fouiller les collections jeunesse. Il faut voir les adultes arpenter les rayons et prendre le temps de lire quelques pages sur place, assis dans les fauteuils. Il faut voir les personnes âgées découvrir un nouvel espace communautaire fait aussi pour eux. Il faut sentir l’odeur des livres, entendre les chuchotements et les rires étouffés, se laisser imprégner par l’atmosphère feutrée.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Une bibliothèque, c’est un cœur qui bat. C’est une source d’inspiration, un repère et un refuge. Y entrer, c’est comme prendre un grand respir. Une bibliothèque, c’est extraordinaire. C’est à la fois stimulant et reposant. C’est indispensable.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">En fin de semaine dernière, soit de vendredi à dimanche, la nouvelle bibliothèque a reçu 1500 visiteurs et accueilli 92 nouveaux abonnés. En trois jours, 1200 documents ont été prêtés comparativement à la moyenne de 865 prêts par semaine… Évidemment, ce grand va-et-vient se calmera un peu. Mais une chose est sûre, vous la méritiez, cette jolie bibli !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
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