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	<title>Mes humeurs avec Brigitte Lavoie</title>
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	<description>Mes humeurs avec Brigitte Lavoie</description>
	<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 11:47:02 +0000</pubDate>
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		<title>Banquette pour trois</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 13:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[
Parfois, la réalité nous rattrape avant d’avoir fait son temps. Il y a encore quelques jours à peine, j’étais catégorique : ma voiture était parfaitement familiale. Et même si mon amoureux disait se préparer mentalement à un grand changement, je demeurais catégorique. N’en déplaise à la force du moteur, notre banquette arrière compte trois places et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Parfois, la réalité nous rattrape avant d’avoir fait son temps. Il y a encore quelques jours à peine, j’étais catégorique : ma voiture était parfaitement familiale. Et même si mon amoureux disait se préparer mentalement à un grand changement, je demeurais catégorique. N’en déplaise à la force du moteur, notre banquette arrière compte trois places et peut donc contenir trois enfants. Vraiment facile comme calcul mental! On vient d’économiser des milliers de dollars.<span id="more-125"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Mais voilà. La semaine dernière, trois enfants de moins de cinq ans ont pris place sur la banquette arrière de notre polyvalent véhicule. Il s’agissait de covoiturage en agréable compagnie pour mes bambins et moi : petite cousine et sa maman faisaient la route avec nous. Un petit deux heures à tenir entre le Saguenay et Charlevoix. Rien d’extraordinaire ni d’impossible et des conditions routières accommodantes. La routine, quoi. Rapidement cependant, l’aventure est devenue un test pour le véhicule familial.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">D’abord, les bagages. Jusqu’au<span>  </span>plafond s’il-vous-plaît! Et gardez votre manteau sur vos genoux. Deux valises, un sac à couches, deux petits sacs à dos, un sac d’école, un super-traîneau (cadeau de grand-papa), quelques doudous et nous voilà avec un rétroviseur complètement inutile. Par chance, le sac de chaussures et les repas dépanneurs offerts par ma mère ont <span> </span>été oubliés sur la table. Ça promet pour notre prochaine sortie de camping ou les voyages avec les skis de papa…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Ensuite, la banquette arrière. Il y avait bien de la place pour les deux bancs d’appoint de mes bambins et le siège d’auto de petite cousine. Le défi a été d’attacher cet équipement solidement selon les normes sans s’arracher les mains. La chose faite, je constate avec satisfaction que tout est possible, du moment qu’on y va dans l’ordre et qu’on n’est pas éternellement enceinte de sept mois et demi.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et c’est donc dans un ordre militaire que les enfants ont pris place. Après quelques minutes de cafouillage à harnacher tout ce petit monde, nous constatons en riant que la scène mériterait une photo. Encore sages, les enfants sont beaux à voir ainsi cordés.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Maintenant, à notre tour de prendre place, les genoux coincés. Le grand départ sonne enfin et nous roulons en papotant, heureuses que deux des trois trésors assis derrière choisissent de dormir. Finalement, tout se passe bien jusqu’à la moitié du chemin. C’est à ce moment que l’enfant sans sommeil, alias Terrible Two, nous fait savoir qu’elle en a assez de recevoir la tête de son frère sur son épaule. « Il touche à mon manteau. Ma doudouce est pris. Mon ourson est tombé. J’ai soif. Il touche à mon manteau. IL TOUCHE À MON MANTEAUUUUUUU ». À force de tempêter, mademoiselle réveille petite cousine, qui garde son calme et trouve la scène très drôle, et son grand frère, qui nous rappelle à force de commentaires maussades que cette fin de séjour chez ses grands-parents ne fait nullement son bonheur.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Alors voilà, si la banquette arrière fait toujours son travail, force est d’admettre que l’habitacle de notre incroyable véhicule familial est assez petit. Pendant que Shilvie chante sa bonne humeur, mes deux bambins s’alignent pour une dispute en règle et échangent même quelques coups. Nos oreilles de mamans en ont vite marre et n’en déplaise aux conseils de Dre Nadia, nous menaçons de laisser les deux plus vieux en pleine forêt de Sagard avec les loups. Inquiète, Terrible Two accepte enfin de partager sa manche de manteau encore quelques kilomètres. Un habitacle d’une grandeur intense, très intense…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À peine sommes-nous entrés dans la maison que papa est rapidement mis au courant des limites de notre véhicule familial. Limites qui n’ont rien à voir avec sa fiabilité ou sa tenue de route. Quelques jours plus tard, armés de notre ruban à mesurer, nous nous assoyons en famille, siège du bébé à venir inclus, dans des véhicules plus spacieux. Nous mesurons les banquettes arrière… et restons cois d’admiration devant les dimensions des habitacles et surtout, surtout, l’espace entre les oreilles du conducteur et la banquette arrière.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></span></p>
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		<title>Le prénom</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 11:45:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, je sais. Je donne beaucoup dans les saveurs familiales ces temps-ci, mais mon inspiration est joliment cadenassée entre un méga-bedon et des sacs de pyjamas minuscules à laver au savon doux. Alors voilà, aussi bien vous dire que ces temps-ci, j’essaie de voir l’urgence de trouver un prénom à notre futur bébé. Le papa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Bon, je sais. Je donne beaucoup dans les saveurs familiales ces temps-ci, mais mon inspiration est joliment cadenassée entre un méga-bedon et des sacs de pyjamas minuscules à laver au savon doux. Alors voilà, aussi bien vous dire que ces temps-ci, j’essaie de voir l’urgence de trouver un prénom à notre futur bébé. Le papa et moi avons d’ailleurs de sympathiques et divergentes discussions sur le sujet. Encore une chance que nos deux premiers chérubins ne semblent pas conscients de leur potentiel de suggestion. Pour le moment, ils se contentent plutôt d’espérer un bébé apparenté à la couleur de leur chambre respective : un petit Flash McQueen pour lui et une princesse rose pour l’autre.<span id="more-136"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Mais pour en revenir au prénom à choisir, j’ai visité il y a déjà plusieurs semaines la liste des prénoms du Régime des rentes du Québec. Un tour d’horizon de quelques milliers de suggestions qui nous a permis de faire une présélection et de me convaincre de trois choses. D’abord, l’orthographe est maintenant laissée, heureusement ou non, au gré des parents. Dans le temps, les quatre Mélanie de ma classe de 3<sup>e</sup> année avaient la même graphie. C’était indiscutable. Mais aujourd’hui, Mélany, Mélannie, Mellanie et Mélani sont uniques, il n’y a pas de doute là-dessus. En ajoutant les deux noms de famille plutôt qu’un seul, la transcription demande énormément de concentration. Juste à y penser, la journaliste que je suis a des sueurs froides. J’entends presque la sonnerie du téléphone jeudi matin, après <span> </span>la livraison du journal par le camelot, lorsqu’une grand-maman demande avec raison que soit réécrit correctement le nom de son petit garçon champion de hockey ou de sa petite-fille médaillée en patinage artistique. « Il y a un Y au lieu du I et c’est Caron-Mason, pas Mason-Caron ». Mea culpa…<span>   </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Autre constat, les anciens noms reviennent en vrac. Parfois, c’est l’étonnement sans le vouloir devant un nouveau-né qui porte le nom de notre grand-père. Et puis, on le prononce à répétition, on s’imagine sa fière frimousse lors de l’entrée en maternelle, et finalement, on trouve les Arthur, Thérèse, Edouard, Joséphine et Yvan de ce nouveau petit monde vraiment mignons.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Enfin, dernier constat concernant la liste, il y a toujours un des prénoms qu’on préfère parmi les dix plus populaires. Si parfois, on parvient à se résigner et à en choisir un autre, on peut aussi se retrouver, sans le savoir, avec un bébé parmi les plus épelés de l’année. D’où l’intérêt, j’imagine, d’y aller sans égard à l’orthographe prescrit par le Robert des noms propres.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Enfin, pour notre famille, la recherche de prénoms reste entière pour le moment. Du haut de notre expérience de « parents deux fois », nous avons opté pour la même stratégie, soit d’éviter le dictionnaire de signification et de faire une brève sélection selon le sexe. Nous attendrons de voir la binette de notre nouveau poupon pour faire notre choix et lui dicter son nom pour la vie. Ce prénom que nous répéterons avec nos voix gagas à deux centimètres de son visage tout neuf, que nous chantonnerons pour lui faire sortir sa première risette, que nous épellerons à ceux qui ne le comprendront pas. Un prénom qui, lorsque nous le dirons et selon le ton, le fera reculer devant le poêle à bois, sortir de sa cachette dans la cour, se réveiller doucement la nuit de Noël, baisser les yeux de repentir, répondre aux questions, froncer les sourcils face aux reproches et évidemment soupirer de sa voix d’adolescent exaspéré sde on heure de rentrée. À son arrivée, pendant quelques heures ou quelques jours, bébé n’aura que le nom de famille inscrit sur son bracelet d’hôpital et sur le petit carton jaune signifiant son entrée dans le monde. Et nous, nous réviserons nos listes de prénoms et déciderons si nous lui dirons de faire son lit avec un S ou deux… </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span><span style="font-family: Times New Roman">  </span></span></span></p>
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		<title>Manufacture à cochonneries</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 11:43:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a des jours où ça m’exaspère vraiment. Tous ces bidules, jouets, appareils électroniques ou vêtements qu’on achète à petit prix pour découvrir dès la première utilisation qu’ils n’auront qu’une vie courte, que dis-je, très courte.
Un grille-pain froid, des pantalons moutonnés âgés de trois jours, un chandail aux coutures ouvertes après le premier lavage, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Il y a des jours où ça m’exaspère vraiment. Tous ces bidules, jouets, appareils électroniques ou vêtements qu’on achète à petit prix pour découvrir dès la première utilisation qu’ils n’auront qu’une vie courte, que dis-je, très courte.</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Un grille-pain froid, des pantalons moutonnés âgés de trois jours, un chandail aux coutures ouvertes après le premier lavage, un camion jouet sans roues au bout de 200 mètres de plancher de bois, un presse-ail fissuré (!?), un crayon fatigué avant d’avoir noirci un calepin, un tournevis plié ou une radio incapable de retenir le 105,9 lorsque les enfants courent dans la maison… Soupir!<span id="more-133"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et ça me rappelle ce jour où j’avais besoin d’un nouvel ouvre-boîte. Juste un ouvre-boîte. « Dans ce qu’il y a de moins compliqué et de plus efficace, je vous prie! ». Mais souhaiter choisir la relève d’un ancien outil inoubliable en cinq minutes est souvent trop demander dans nos grandes surfaces des années 2000. Pourquoi faire simple quand on peut si facilement nous compliquer la vie? La fausse impression de bonheur est dans le choix toujours plus grand et les prix ridicules des plus belles cochonneries…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Pourtant, cette fois de l’ouvre-boîte, je voulais le modèle de base qui a fait ses preuves : celui avec les deux roulettes, une qui coupe et l’autre qui agrippe, qui s’ouvre comme des ciseaux et dont la poignée assure le succès de l’opération au fil des générations et des sauces à spaghetti. Mais voilà, l’étagère des outils de cuisine ne finissait plus, les modèles se succédaient et affichaient tous les prix. Horizontal, électrique, gros, petit, jaune ou vert, en acier, en aluminium ou en plastique, de luxe, léger ou lourd, jetable, biodégradable, équitable ou aiguisable… Pourquoi, alors que je cherche un ouvre-boîte, ai-je l’impression de magasiner une voiture? Un achat de quelques secondes qui s’est éternisé finalement en de longues minutes avec un bébé impatient dans le panier. Et il y avait le commis qui tentait de m’éclairer dans mon choix avec une argumentation digne d’un marchand de meubles excité par sa commission. Le tout pour un achat de quelques dollars, pour un bidule indispensable que des illuminés de la business s’entêtent à vouloir réinventer chaque année alors que l’un des tout premiers modèles brevetés est un succès depuis l’invention de la boîte de conserve.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Finalement, ce jour-là, j’ai déniché le modèle traditionnel, celui que je voulais depuis le début, coincé entre des outils de la même famille conçus pour-le-plaisir-des-cuisiniers-amants-de-gadgets-inefficaces-et-hors-de-prix. Une expérience qui permet de saisir, encore une fois, que la planète consommation est virée sur le capot. Le bonheur est dans le choix qu’on a et dans l’impression d’aubaine. On achète parce que tout à coup, le besoin s’en fait sentir. On répond à pieds joints aux slogans des vendeurs et des firmes de publicité. Et les trucs s’empilent sans raison, étouffant les regrets cachés derrière les prix dérisoires payés.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">En ce moment, j’ai ma balayeuse qui montre que le plastique dont elle est majoritairement constituée a ses limites et plusieurs des jouets<span>  </span>que nous hébergeons mériteraient un atelier de réparation. Force est de constater que malgré certains efforts d’épuration, ma famille subit elle aussi les débordements de la manufacture à cochonneries. Et vraiment, il y a des jours où j’en ai vraiment assez de servir d’entrepôt à des objets incompétents.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Si on étiquette les aliments bios et ceux qui poussent au Québec… ne pourrait-il pas y avoir aussi un logo pour les jolies cochonneries?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>21 novembre illuminé</title>
		<link>http://blogues.charlevoixendirect.com/brigitte/2009/11/22/21-novembre-illumine/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 11:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Ces dernières semaines, je perds de la crédibilité auprès de mes enfants. Ils regardent d’un œil sévère la pelouse encore verte et ne cessent de me demander quand l’hiver va arriver. Je n’avais pourtant rien promis, bien que j’aie sorti les traîneaux lors des tempêtes d’octobre dernier. Appuyés depuis ce temps sur le mur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Ces dernières semaines, je perds de la crédibilité auprès de mes enfants. Ils regardent d’un œil sévère la pelouse encore verte et ne cessent de me demander quand l’hiver va arriver. Je n’avais pourtant rien promis, bien que j’aie sorti les traîneaux lors des tempêtes d’octobre dernier. Appuyés depuis ce temps sur le mur de la maison, ils narguent l’automne et témoignent de notre naïveté à attendre l’hiver avant le 21 décembre. Des arguments qui s’ajoutent aux habits de neige suspendus depuis un mois dans l’entrée et aux mitaines doublées patientant dans le bac à foulards. Pour eux, l’Halloween était la date butoir avant l’arrivée officielle des bancs de neige.<span id="more-129"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Je retiens encore un peu mes histoires de pluie le soir du 24 décembre, de conditions désastreuses de verglas la veille du Nouvel An et de début de vacances des Fêtes sans neige… Ils découvriront bien assez tôt que Dame nature fait parfois faux bond aux toits enneigés et aux atmosphères feutrées. Je les laisse espérer les flocons, profiter de leurs gants d’automne, feuilleter à loisir le catalogue de Noël de Sears et faire danser notre père Noël mécanique. Car attendre l’hiver fait aussi partie du plaisir, même si quand on est tout petit (ou mordus de ski), on pense ne plus pouvoir attendre davantage.</span></span></p>
<div style="padding-bottom: 1pt;padding-left: 0cm;padding-right: 0cm;padding-top: 0cm">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm;padding: 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">***</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm;padding: 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Et si l’hiver et le froid se font désirer, j’ai quand même choisi d’imiter quelques voisins et de me lancer dans l’installation des décorations de Noël extérieures. L’argument majeur étant de profiter de la clémence de mère nature envers cette tâche qui nous congèle habituellement le bout des doigts.<span>   </span>Mais encore une fois, ma crédibilité en a pris un coup… Car je ne sais pas ce qui est arrivé entre le mois de décembre de l’an dernier et la journée de vendredi, mais étrangement, tous mes ensembles de lumières se sont illuminés dès le premier branchement à la sortie des boîtes. Pourtant, j’avais revu à la baisse l’an dernier le déploiement lumineux devant le nombre incalculable d’ampoules hors d’usage et les longues sections invalides. Cette année, les ampoules brillent de tous leurs feux et c’est l’espace qui manque pour les accrocher. Étrange ! Surtout que j’ai la vague impression que je fulminerai le 23 décembre au soir au milieu de mes jeux de lumières soudainement devenue invalide et mes doigts congelés…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm;padding: 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">***</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm;padding: 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Et fiers de nos installations lumineuses, mon plus vieux m’a démontré qu’il était assez grand pour devenir opérateur du décor. À peine le soleil en déclin, nos quelques centaines d’ampoules se sont illuminées comme par magie, sans que j’aie besoin de me pointer le nez dehors ou d’acheter une minuterie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm;padding: 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">En revenant de travailler avec son vélo, papa est cependant demeuré perplexe devant cet éblouissant décor de 21 novembre… « C’est un peu tôt, non ? » J’admets du bout des lèvres que nous sommes ponctuels. Surtout ça la neige, ça craint un peu…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm;padding: 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR"><span style="font-family: Times New Roman">Bon d’accord, on s’entend pour que notre jeune opérateur ne reprenne du service que le 1<sup>er</sup> décembre, en même temps que la musique de Noël à la radio, avec ou sans neige… Surtout que j’ai la vague et inquiétante impression que toutes ces belles lumières vont s’éteindre avec le premier moins 10 degrés promis par madame météo… C’est parfois impressionnant de constater qu’en 2009, avec tous les progrès de la science, il y a encore des aberrations comme le fait que nous ne roulons pas en véhicule électrique et que les lumières de Noël soient conçues pour nous faire interpeller tous les saints avant le 25 décembre…</span></span></p>
</div>
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		<title>Petit serviteur, grand cœur</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 20:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai découvert récemment tout le potentiel que contenaient les quatre petites jambes de mes deux louveteaux. Outre leur capacité à courir dans la maison et à écorcher le plancher, elles ont la vaillance de rendre de menus services. Comme quoi avoir des enfants comporte certains avantages autres que le programme de congé parental…
En fait, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">J’ai découvert récemment tout le potentiel que contenaient les quatre petites jambes de mes deux louveteaux. Outre leur capacité à courir dans la maison et à écorcher le plancher, elles ont la vaillance de rendre de menus services. Comme quoi avoir des enfants comporte certains avantages autres que le programme de congé parental…<span id="more-122"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">En fait, je me doutais bien qu’un jour mes louveteaux devenus ados tondraient la pelouse en ronchonnant ou videraient le lave-vaisselle le soir de Noël, inspirés par les cadeaux sous le sapin. Les parents expérimentés savent déjà ce genre de choses, mais moi je découvre à peine l’ardeur au travail de ma « terrible-two ». Toujours prête à trancher les champignons, ma fillette adore brasser les gâteaux qu’elle fait presque sans grumeaux maintenant. En fin de semaine, elle a rangé les jouets devant l’aspirateur, heureuse de se rendre utile malgré le bruit. Et je ne vous dit pas son application à classer les petites voitures par couleur, à empiler les livres par grandeur et à mettre les ustensiles sur la table du souper. C’est d’autant plus impressionnant qu’elle semble y prendre plaisir à partir du moment où elle constate que ça me fait plaisir.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Son frère, par contre, est plus sélectif. C’est l’âge je crois. On ne demande pas à un grand de 4 ans ¾ n’importe quelle tâche. Il est volontaire pour ramasser la pelouse et arracher les mauvaises herbes des plates bandes en courant des kilomètres derrière son camion benne, mais il rechigne à accrocher son manteau et à mettre ses bottes sur le tapis. Il a toute l’énergie nécessaire pour passer le balai malhabilement à travers la maison, mais fait tout pour éviter de ranger son train.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Devant cet intérêt pour les menus travaux et services à rendre, j’admets prendre un plaisir à peine coupable à exploiter tout ce savoir faire et cette motivation. « Tu veux aller jouer dehors? Super, va chercher ton linge dans la cave, je vais t’aider à t’habiller. » Résultat : un escalier aller-retour évité. « Maman a soif, irais tu me chercher un verre d’eau? » « Maman est fatiguée, irais-tu mettre mes souliers sur le tapis? »<span>  </span>Wow! Vous devinerez que pour la plupart de ces tâches,<span>  </span>c’est ma plus jeune qui accoure fièrement et laborieusement avec de moins en moins d’incidents à son actif.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Mais je vous raconte la dernière… Dans une rage de volonté d’avoir, enfin-si-possible-me-semble-que-c’est-pas-demander-la-lune, un salon en ordre et un divan libre de jouets pour s’asseoir, je lève le ton et intime à mes petits louveteaux d’user de leurs talents. J’intime notamment à mon plus vieux de stationner sa flotte de camions ailleurs que dans le milieu de la place et de me faire disparaître ses petites voitures oisives depuis trop longtemps devant la chaise berçante.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Quelques minutes plus tard, je constate qu’il a déjà entrepris un nouveau jeu. « T’as déjà ramassé tes camions? C’est super! Merci! » Et lui de répondre candidement : « Oui maman, j’ai demandé à Alice, elle est entrain de le faire! » La réponse m’a scandalisée, ma réaction n’a pas tardé. Non mais, faudrait quand même pas que tout le monde abuse de ce grand cœur de fillette… </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">***</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Et la semaine prochaine, je compte bien vous entretenir de l’attente pour les vaccins… En fin de journée aujourd’hui, je vais aller faire la file avec mes enfants récalcitrants… Je leur ai promis une brioche à la boulangerie avec un chocolat chaud en échange de leur grand courage&#8230; dans l’attente!</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman"><span>  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Voter pour la cause</title>
		<link>http://blogues.charlevoixendirect.com/brigitte/2009/10/28/voter-pour-la-cause/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 17:28:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dimanche, c’est jour de vote au municipal. Pour tout le monde, d’un bout à l’autre de la province. Pour citer les publicités du directeur général des élections, je me demande pourquoi j’irai voter&#8230; En fait, je réponds plutôt à la question, car personnellement, j’ai bien l’intention d’aller dans l’isoloir quelques secondes, le temps de cocher [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><strong><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Dimanche, c’est jour de vote au municipal. Pour tout le monde, d’un bout à l’autre de la province. Pour citer les publicités du directeur général des élections, je me demande pourquoi j’irai voter&#8230; En fait, je réponds plutôt à la question, car personnellement, j’ai bien l’intention d’aller dans l’isoloir quelques secondes, le temps de cocher mon bulletin.<span id="more-118"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Pourquoi aller voter ce dimanche? Trop facile comme question. Voici quelques réponses, si vous cherchez encore des raisons d’y aller. Vous pouvez voter pour les trois nids de poule que vous évitez tous les jours, pour les limites de vitesse à faire respecter dans les quartiers résidentiels, pour un réseau cyclable qui se respecte, des parcs d’enfants bien entretenus, de belles poubelles, des bancs publics.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Vous pouvez voter pour l’eau limpide qui coule maintenant de votre robinet ou que vous rêvez d’y voir couler, pour une bibliothèque municipale qui n’a pas que le nom mais aussi le contenu et l’allure, pour des loisirs mieux organisés et plus diversifiés, pour des infrastructures en bon état qui ne vous font pas honte quand vous faites visiter le patelin.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Parlant de honte, on peut aller voter pour changer l’allure du centre-ville et du boulevard, pour améliorer les accès au fleuve ou doter la plage municipale d’un minimum de services, pour des règlements d’urbanisme avec une colonne vertébrale, pour de vrais incitatifs visant à atténuer les horreurs architecturales d’hier, pour un développement économique qui a du tonus musculaire, pour des visions de villes et de villages cohérentes, pour se donner l’allure qu’on aimerait avoir.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">On peut voter pour la mise en place d’activités culturelles ou l’ajout d’infrastructures sportives, pour un vrai campus ou des petites écoles pleines de vie. On peut voter pour la teneur de son compte de taxes, la gestion des ordures, la promotion du compostage, le déneigement des rues, l’emplacement des bornes d’incendie, le code vestimentaire des employés municipaux, le prix des bunkers de pompiers, l’efficacité des services d’urgence, la gestion des finances, l’échelle de salaire des cadres municipaux, la qualité des services aux citoyens, le suivi des plaintes, des micros pour la salle du conseil, la survie de la coop alimentaire et du dernier poste d’essence du village, l’accès Internet dans votre bout de rang, la sécurité des écoliers aux traverses piétonnières, des développements résidentiels verts, la problématique de glissement de terrain, un endroit pour les personnes âgées, des accès pour les personnes à mobilité réduite dans les bâtiments municipaux, une salle de conditionnement physique, des employés municipaux plus cordiaux, des fleurs à l’entrée du village, des supports à vélo devant les gymnases et la bibliothèque, un développement touristique durable ou des espaces de stationnement mieux gérés.<span>   </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Évidemment, sur le bulletin de vote, la question est simple et se résume aux noms des candidats. Par contre, en allant voter, en choisissant votre élu, vous vous intéressez au monde municipal, vous vous forgez une opinion et vous vous créez des attentes. Du coup, vous aurez plus tard des questions à poser, des inquiétudes, une satisfaction ou une déception devant les actions posées par le conseil. Dans quelques mois, ou peut-être le prochain, vous interpellerez votre conseiller municipal pour vos trois nids de poule, pour les supports à bicyclette devant la bibliothèque ou pour les trottoirs mal déneigés. Quand vous recevrez votre compte de taxes, peut-être serez-vous mieux informé du pourquoi du montant. Quand vous verrez le nouveau conseil présenter son plan triennal d’immobilisations, peut-être serez-vous plus attentif afin d’y voir ce que vous espérez. On ne vous demande pas d’assister aux centaines d’heures de réunion auxquels s’astreindront les élus. Non, seulement d’aller voter et de leur donner la tâche de siéger pour votre monde municipal.</span></span></p>
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		<title>Devant la porte!</title>
		<link>http://blogues.charlevoixendirect.com/brigitte/2009/10/14/devant-la-porte/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 13:53:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Juste devant la porte. C’est le fantasme de tout automobiliste. N’avoir à faire que quelques pas entre la voiture et le magasin de chaussures ou l’épicerie. Un fantasme très urbain, si on peut dire, puisqu’en région, il se réalise régulièrement. Si Baie-Saint-Paul nous a appris à chercher des stationnements ailleurs que dans la rue Saint-Jean-Baptiste, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Juste devant la porte. C’est le fantasme de tout automobiliste. N’avoir à faire que quelques pas entre la voiture et le magasin de chaussures ou l’épicerie. Un fantasme très urbain, si on peut dire, puisqu’en région, il se réalise régulièrement. Si Baie-Saint-Paul nous a appris à chercher des stationnements ailleurs que dans la rue Saint-Jean-Baptiste, il reste encore du chemin à faire pour faire comprendre le principe aux automobilistes de La Malbaie. Encore aujourd’hui, un premier passage dans le centre-ville nous permet une fois sur deux de trouver rapidement une place pour sa voiture. Sinon, scandale, on se résigne en bougonnant à marcher 42 secondes de plus que les 24 souhaitées au départ.<span id="more-113"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Mais il y a un danger à réaliser régulièrement ses fantasmes d’automobiliste. On en oublie d’abord que ce n’est pas la norme dans les centres urbains d’être stationné devant la porte du lieu visité ou de l’endroit<span>  </span>où on travaille. On oublie aussi que 400 mètres, ce n’est pas seulement une discipline olympique, c’est à peine deux coins de rue ou trois minutes et demie d’exercice physique pour son podomètre ou son défi 5/30. Sans compter que c’est à peine l’équivalent des stationnements de centres commerciaux des grandes villes. Ce genre de stationnement que nous visitons tous sans bougonner, même si nous sommes garés dans la dernière rangée et que nous avons perdu 17 minutes de notre précieux temps à tenter d’y accéder et à y chercher un espace de stationnement. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Mais si je parle du plaisir d’être stationné devant la porte, c’est qu’en ce moment à La Malbaie, c’est l’enfer pour certains. Le centre-ville regorge de véhicules qui veulent tous être stationnés à 112 pas maxim du <span> </span>lieu de travail. Résultat, impossible de trouver stationnement à son pied entre 9 h et 17 h dans la première portion de la rue Saint-Étienne. Surtout depuis que la fabrique, qui en avait marre de voir tout le monde utiliser son stationnement sans souci des offices et des obsèques, a mis en vente des vignettes et assure la surveillance de ses espaces. Résultat, plusieurs travailleurs du secteur se stationnent dans la rue, privant certains commerces de leurs vitaux espaces devant la porte et obligeant la clientèle à s’exiler dans le quadrilatère à la recherche d’un espace qui s’éloigne de plus en plus du but de la visite.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Une situation d’autant plus inusitée que le stationnement du centre culturel est presque entièrement vide, lui qui n’est qu’à 2 minutes de marche lente du centre communautaire et de l’accueil Bellerive et à 5 minutes de marche rapide de l’hôpital de La Malbaie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Une situation d’autant plus inusitée qu’il suffit de comparer sa visite dans les centres-villes de Charlevoix à son passage dans le Vieux Québec ou au CHUL pour constater que nous sommes pourris gâtés. Par exemple, je ne compte aucun délai de stationnement pour ma visite chez un commerçant du secteur, même si les espaces sont rares. Par contre, je prévois au moins 20 minutes de plus pour un rendez-vous au CHUL. Et avec le trafic, le stationnement à trois feux de circulation de ma destination et les huit corridors d’hôpitaux à traverser, je serais en retard de dix minutes et permettrait au patient suivant de passer avant moi.<span>   </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Ici, la Ville de La Malbaie a réfléchi à l’idée d’instaurer des limites de temps pour certains espaces, mais une telle mesure demande des ressources pour assurer la surveillance, ce qu’elle n’a pas. On jongle donc à ce fabuleux problème, qui ne semble avoir de solution que dans la conception que les automobilistes se font du super-stationnement devant la porte et dans la conscience des employeurs du secteur qui devront bien, tôt ou tard, regarder plus loin que leur propre cour.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Reste qu’en fin d’après-midi, j’ai des courses à faire… Je vais sûrement tenter d’obtenir le stationnement le plus près possible des commerces à visiter, celui qui se trouve juste devant la porte. Ben quoi, on peut toujours rêver!</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>« Le bon vieux temps »?</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 16:04:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Lundi devant l’hôtel de ville de Clermont, l’heure était solennelle : on honorait la syndicaliste Laure Gaudreault par le dévoilement d’un buste. La cérémonie a permis de rappeler les conditions de travail des « maîtresses d’école » de l’époque. Ce que certains qualifiaient et qualifient encore du « bon vieux temps » n’était en fait pas si merveilleux que ça [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Lundi devant l’hôtel de ville de Clermont, l’heure était solennelle : on honorait la syndicaliste Laure Gaudreault par le dévoilement d’un buste. La cérémonie a permis de rappeler les conditions de travail des « maîtresses d’école » de l’époque. Ce que certains qualifiaient et qualifient encore du « bon vieux temps » n’était en fait pas si merveilleux que ça si on en croit les efforts de Laure et de ses compagnes <span> </span>pour fairer changer les choses. Car au-delà du patrimoine, avouons que les souvenirs de nos grands-mères ne sont pas seulement bucoliques.<span id="more-110"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">En parlant de grand-mère, la mienne avait plusieurs anecdotes assez intéressantes sur l’école de rang. Elle nous racontait que lorsqu’elle était toute jeune, ses frères et elle avaient la tâche d’allumer le poêle avant l’arrivée de la maîtresse et des autres écoliers puisqu’ils habitaient le plus près. S’ensuivaient des fous rires dont elle seule connaissait l’origine et qui nous rappelaient que cette mère de famille à l’âge vénérable avait déjà été une gamine espiègle. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Elle nous racontait qu’une fois ses études terminées, elle avait enseigné à son tour, faisant face à des élèves de différents niveaux pour un salaire dérisoire qui a fondu à mesure que s’aggravait la Grande Crise des années 1930. 17 ans et une classe pleine d’élèves. L’imaginer du haut de ses 5 pieds et des poussières diriger et instruire des dizaines d’écoliers dont plusieurs étaient inévitablement plus grands qu’elle m’impressionnait. Parfois, elle admettait que c’avait été difficile.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Dans ce temps-là, avant les syndicats, les femmes cessaient d’enseigner lorsqu’elles se mariaient, lorsqu’elles étaient enceintes. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">À l’époque, les salaires changeaient d’une école à l’autre selon le bon vouloir des commissaires en place. Une époque où les maîtresses d’école de la Gaspésie et des autres régions du Québec gagnaient moins que celles qui travaillaient en ville, à Québec ou Montréal. À cette époque, les parents pouvaient arriver à toute heure du jour pour chicaner la maîtresse qui avait sermonné leur petit. Et les instituteurs gagnaient plus que les institutrices.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Un « bon vieux temps » qui nous fait réaliser à quel point les choses ont changé, à quel point les mentalités ont évolué et à quel point ce sont ces petites guerres d’hier qui ont fait les conditions de travail d’aujourd’hui. À l’époque, certaines maîtresses d’école s’exilaient loin de leur famille pour enseigner. Il y avait des règles à respecter. Mariette Gélinas de l’Association des retraités de l’éducation mentionne qu’elles devaient avoir une vie exemplaire. « Elles avaient la vocation, car oui c’était une vocation », souligne-t-elle.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Et au-delà des conditions de travail améliorées, l’œuvre de Laure Gaudreault est d’autant plus impressionnante que de ses initiatives sont nées certaines des centrales syndicales les plus influentes du Québec. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Les enfants étant ce qu’ils sont, la tâche des enseignantes et enseignants de l’époque avait une importance primordiale, tout comme aujourd’hui. Si, comme le dit Roland Martel, des générations de syndicalistes ont permis d’offrir aux enseignantes et enseignants les conditions de travail actuelles, des générations d’enfants passées et à venir justifient qu’on se préoccupe encore aujourd’hui de nos « maîtresses d’école ».<span>  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ouste le nounours, prise 2</title>
		<link>http://blogues.charlevoixendirect.com/brigitte/2009/09/30/ouste-le-nounours-prise-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 15:01:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Et je prends quelques lignes pour vous donner des nouvelles de Nounours. Finalement, ce que nous pensions être un mâle solitaire s’est avéré être une mère avec deux oursons… Celle que nous prénommons désormais Teddy (je vous rappelle que nous pensions que c’était un garçon…) nous a officiellement présenté ses rejetons en fin de semaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Et je prends quelques lignes pour vous donner des nouvelles de Nounours. <span id="more-106"></span>Finalement, ce que nous pensions être un mâle solitaire s’est avéré être une mère avec deux oursons… Celle que nous prénommons désormais Teddy (je vous rappelle que nous pensions que c’était un garçon…) nous a officiellement présenté ses rejetons en fin de semaine dernière. Après avoir longuement discuté avec des agents de la faune, nous avons opté pour la vigilance, la prudence et un grand tintamarre avant l’inévitable et répugnante idée d’assassiner la petite famille faute de cage pour les relocaliser. Cette stratégie, et notre spectacle de casseroles de vendredi soir, semble finalement l’avoir convaincue de chercher un garde-manger moins bruyant et agité. À notre grand soulagement, Teddy a quitté les lieux et semble avoir compris que nous pouvions devenir méchants. Certains diront que nous avons été trop tolérants. Personnellement, je dirais plutôt que nous avons appris à connaître, à tolérer et à repousser ces incongrus représentants de la faune en modifiant certaines de nos habitudes. Allez, ouste Teddy, et bonne chance!<span>   </span></span></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le prix de la compassion</title>
		<link>http://blogues.charlevoixendirect.com/brigitte/2009/09/30/le-prix-de-la-compassion/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 15:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça pourrait aussi être une question. La compassion a un prix et si oui, quel est-il ? Je m’interroge. Comme ça. En fait, pas simplement comme ça. C’est que depuis l’annonce d’Abitibi-Bowater de fermer « pour un temps indéterminé » la machine 4 de Clermont et d’envoyer 120 travailleurs au chômage, j’entends toutes sortes de choses. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Ça pourrait aussi être une question. La compassion a un prix et si oui, quel est-il ? Je m’interroge. Comme ça. En fait, pas simplement comme ça. C’est que depuis l’annonce d’Abitibi-Bowater de fermer « pour un temps indéterminé » la machine 4 de Clermont et d’envoyer 120 travailleurs au chômage, j’entends toutes sortes de choses. Et parfois, j’ai l’impression que la compassion a un prix.<span id="more-102"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Parce que selon ce qu’on entend parfois, elle aurait un prix en fonction du salaire annuel, de la grosseur de la maison et du véhicule stationné dans la cour. Elle aurait un prix s’il y a un joli chalet en forêt, un VTT, des hivers de motoneige et des voyages de pêche. Pas de pitié pour les gens aisés. La compassion aurait un prix selon le train de vie qu’on mène. Les riches n’auraient pas besoin de compassion. Les travailleurs de la classe moyenne non plus. Tout comme ceux qui ont bénéficié de conditions de travail et de salaires annuels intéressants, sans compter tous ceux qui savent se débrouiller dans la vie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Pourtant, perdre son emploi, c’est perdre son emploi. Que le taux horaire soit de 8,15 $ ou de 28 $, se faire mettre au chômage et renvoyer à la recherche de travail, c’est rarement une bonne nouvelle. L’attente, l’angoisse des factures qui ne font pas de pause, les demandes des enfants qui conçoivent mal ce qui arrive, nos propres attentes, le prix de l’essence et le toit qui coule font partie de la vie, qu’on soit bien nanti ou pauvre, au chômage ou non. Oui, il y a des drames plus grands que nature, vécus dans le silence par de petits travailleurs qui tirent le diable par la queue à longueur d’année. Mais il y a aussi des drames chez les gens aisés. Différents peut-être parce qu’il ne s’agit pas nécessairement de combler les besoins essentiels, mais des drames se jouent tout de même.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Et au-delà des humains qui se serrent la ceinture, qui se questionnent sur leur avenir, qui pensent retourner à l’école, il y a un comté qui bat de l’aile et auquel on enlève 10 millions $ de masse salariale. Ce sont des coupes de cheveux en moins chez le coiffeur et des commerces du détail, des concessionnaires automobiles, des quincailleries et les entreprises où vous travaillez<span>  </span>attendront en vain des clients avec du pouvoir d’achat. Le drame d’Abitibi-Bowater, c’est aussi le nôtre. Imperceptiblement, nous serons tous touchés.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 21.6pt 0pt 0cm"><span style="font-size: 10pt" lang="FR-CA"><span style="font-family: Times New Roman">Mais voilà, je ne dis pas qu’on devrait se mettre à pleurer sur l’avenir des travailleurs d’Abitibi. Je questionne seulement le fait que la compassion ait un prix. Parce que si on refuse de les plaindre, c’est sans doute qu’à plus petite échelle on dose aussi notre compassion envers les petits travailleurs saisonniers accros au système de l’assurance emploi. Peut-être juge-t-on aussi les collègues en burnout, les gens prestataires de la sécurité du revenu. Évidemment, nous n’avons pas tous les mêmes outils pour faire face à une mise à pied, mais le drame n’en reste pas moins entier lorsqu’il entre dans notre salon.</span></span></p>
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