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	<title>Mes humeurs avec Brigitte Lavoie</title>
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	<description>Mes humeurs avec Brigitte Lavoie</description>
	<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 15:15:29 +0000</pubDate>
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		<title>Miteux pitous</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 15:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant la tempête, j’avais écarté le ballet à neige de ma voiture. Prenait trop de place. Avant la neige, tout le monde avait sorti ses petits souliers. Prenaient moins de place. Avant lundi, ça sentait vraiment le printemps. Mais tellement le printemps que soudainement, dans certains secteurs disons urbains, ça ne sentait pas si bon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Avant la tempête, j’avais écarté le ballet à neige de ma voiture. Prenait trop de place. Avant la neige, tout le monde avait sorti ses petits souliers. Prenaient moins de place. Avant lundi, ça sentait vraiment le printemps. Mais tellement le printemps que soudainement, dans certains secteurs disons urbains, ça ne sentait pas si bon que ça finalement.<span id="more-287"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Au coin de la rue, gambadant joyeusement son maître au bout d’une laisse, un charmant pitou respire lui aussi le printemps. La nature primant, il renifle également les odeurs de ses compatriotes canins et autres chars d’assaut d’odeurs surprenantes. Voilà finalement le poilu garnement faire une énième halte sur le coin de la façade d’un accueillant commerce, laissant couler pour le bien de la hiérarchie canine un nouveau pipi.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Un pipi de plus ou de moins, ce n’est pas la fin du monde. Un pipi de plus ou de moins, dilué dans l’air du temps et les relents de la rue, ce n’est pas si grave. Et encore moins grave quand 30 centimètres de cambouis viendront lessiver le tout.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Mais un pipi de plus, quand c’est le quatrième depuis le matin et qu’il n’est pas encore 11 h, quand il commence à faire un peu beau et chaud, que ça marine dans la brique, ça fait un peu grimacer le commerçant. Un commerçant qui grimacera encore un peu plus lorsque, quelques minutes plus tard, un client s’essuiera poliment les pieds sur le tapis de l’entrée de sa jolie boutique. Un commerçant qui grimacera encore un peu plus lorsqu’un autre client apportera sous ses semelles une immondice totalement fécale cette fois-ci.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Mais j’aime les chiens. À vrai dire, je les aime tellement que je n’en veux plus. Comme je ne cesse de le répéter à mes gamins ces temps-ci et je me cite : « un animal de compagnie vient avec des responsabilités ». Ils doivent manger et être aimés. Ils doivent prendre l’air et gambader pour la peine. Ils doivent japper et s’indigner, avoir envie de houspiller les voisins humains et canins qu’ils n’ont pas reconnus. Et nos animaux de compagnie nous encouragent au civisme. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Avoir un chien, ça implique traîner de vieux sacs à pain dans ses poches pour éviter de faire grimacer les commerçants du centre-ville ou de faire glisser les jolies bottines dans du mou puant ou encore d’éviter à la demoiselle joggeuse de se transformer en athlète de course à obstacles.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Un chien, c’est gentil et attachant. Surtout quand c’est à nous. On l’aime et on lui pardonne tout. Mais il ne faut tout de même pas sous-estimer l’attachement des concitoyens à l’égard de notre douce moitié à quatre pattes. Suffit d’avoir soi-même la semelle dans la poutine de son gentil chien pour admettre qu’un sac à pain, c’est aussi essentiel qu’un balai à neige quand les flocons s’acoquinent avec le printemps. Pis ça ne prend même pas de place.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">***</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Et si j’entends vos commentaires sur ma chronique de la semaine passée, soit j’ai tout pigé, soit je n’ai compris que dalle à la hausse des frais de scolarité. Je voulais tout de même préciser que je rêve, comme plusieurs sans doute, que les études supérieures soient accessibles à tous et coûtent le moins cher possible. Mais ces choix de société que nous faisons, ou encore que d’autres semblent faire pour nous, nous poursuivent dans chaque sphère de nos vies et transcendent l’avenir. Lorsque l’on reçoit des soins de santé en ne présentant que sa carte soleil, c’est qu’il y a eu avant nous des gens qui y ont pensé et qui y ont cru.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Et nous, que voulons-nous vraiment pour demain? Ce que je souhaite ces jours-ci, c’est que le gouvernement cesse de faire des blagues, aussi drôles soient-elles, et qu’il s’assoit avec les étudiants pour en finir avec les dissidences et l’escalade de violence. Je rêve d’envoyer mes enfants à l’école, pas de les voir faire les kamikazes dans les rues de Montréal pour défendre leur accès aux études.</span></p>
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		<title>Miteux pitous</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 18:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant la tempête, j’avais écarté le ballet à neige de ma voiture. Prenait trop de place. Avant la neige, tout le monde avait sorti ses petits souliers. Prenaient moins de place. Avant lundi, ça sentait vraiment le printemps. Mais tellement le printemps que soudainement, dans certains secteurs disons urbains, ça ne sentait pas si bon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Avant la tempête, j’avais écarté le ballet à neige de ma voiture. Prenait trop de place. Avant la neige, tout le monde avait sorti ses petits souliers. Prenaient moins de place. Avant lundi, ça sentait vraiment le printemps. Mais tellement le printemps que soudainement, dans certains secteurs disons urbains, ça ne sentait pas si bon que ça finalement.<span id="more-282"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Au coin de la rue, gambadant joyeusement son maître au bout d’une laisse, un charmant pitou respire lui aussi le printemps. La nature primant, il renifle également les odeurs de ses compatriotes canins et autres chars d’assaut d’odeurs surprenantes. Voilà finalement le poilu garnement faire une énième halte sur le coin de la façade d’un accueillant commerce, laissant couler pour le bien de la hiérarchie canine un nouveau pipi.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Un pipi de plus ou de moins, ce n’est pas la fin du monde. Un pipi de plus ou de moins, dilué dans l’air du temps et les relents de la rue, ce n’est pas si grave. Et encore moins grave quand 30 centimètres de cambouis viendront lessiver le tout.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Mais un pipi de plus, quand c’est le quatrième depuis le matin et qu’il n’est pas encore 11 h, quand il commence à faire un peu beau et chaud, que ça marine dans la brique, ça fait un peu grimacer le commerçant. Un commerçant qui grimacera encore un peu plus lorsque, quelques minutes plus tard, un client s’essuiera poliment les pieds sur le tapis de l’entrée de sa jolie boutique. Un commerçant qui grimacera encore un peu plus lorsqu’un autre client apportera sous ses semelles une immondice totalement fécale cette fois-ci.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Mais j’aime les chiens. À vrai dire, je les aime tellement que je n’en veux plus. Comme je ne cesse de le répéter à mes gamins ces temps-ci et je me cite : « un animal de compagnie vient avec des responsabilités ». Ils doivent manger et être aimés. Ils doivent prendre l’air et gambader pour la peine. Ils doivent japper et s’indigner, avoir envie de houspiller les voisins humains et canins qu’ils n’ont pas reconnus. Et nos animaux de compagnie nous encouragent au civisme. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Avoir un chien, ça implique traîner de vieux sacs à pain dans ses poches pour éviter de faire grimacer les commerçants du centre-ville ou de faire glisser les jolies bottines dans du mou puant ou encore d’éviter à la demoiselle joggeuse de se transformer en athlète de course à obstacles.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Un chien, c’est gentil et attachant. Surtout quand c’est à nous. On l’aime et on lui pardonne tout. Mais il ne faut tout de même pas sous-estimer l’attachement des concitoyens à l’égard de notre douce moitié à quatre pattes. Suffit d’avoir soi-même la semelle dans la poutine de son gentil chien pour admettre qu’un sac à pain, c’est aussi essentiel qu’un balai à neige quand les flocons s’acoquinent avec le printemps. Pis ça ne prend même pas de place.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">***</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Et si j’entends vos commentaires sur ma chronique de la semaine passée, soit j’ai tout pigé, soit je n’ai compris que dalle à la hausse des frais de scolarité. Je voulais tout de même préciser que je rêve, comme plusieurs sans doute, que les études supérieures soient accessibles à tous et coûtent le moins cher possible. Mais ces choix de société que nous faisons, ou encore que d’autres semblent faire pour nous, nous poursuivent dans chaque sphère de nos vies et transcendent l’avenir. Lorsque l’on reçoit des soins de santé en ne présentant que sa carte soleil, c’est qu’il y a eu avant nous des gens qui y ont pensé et qui y ont cru.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Et nous, que voulons-nous vraiment pour demain? Ce que je souhaite ces jours-ci, c’est que le gouvernement cesse de faire des blagues, aussi drôles soient-elles, et qu’il s’assoit avec les étudiants pour en finir avec les dissidences et l’escalade de violence. Je rêve d’envoyer mes enfants à l’école, pas de les voir faire les kamikazes dans les rues de Montréal pour défendre leur accès aux études.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Prune est aussi une couleur</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 18:11:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Êtes-vous rouge ou vert? Rouge, c’est contre la hausse des frais de scolarité. Vert, c’est pour. Moi, je suis prune. C’est le mélange des deux couleurs. (Mon amie Caroline a fait le test).
Je suis donc à la fois verte et rouge, ou rouge et verte. Pas capable de me brancher. Ou enfin, si. J’en suis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Êtes-vous rouge ou vert? Rouge, c’est contre la hausse des frais de scolarité. Vert, c’est pour. Moi, je suis prune. C’est le mélange des deux couleurs. (Mon amie Caroline a fait le test).</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je suis donc à la fois verte et rouge, ou rouge et verte. Pas capable de me brancher. Ou enfin, si. J’en suis capable. Et c’est pourquoi je suis prune.<span id="more-279"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">En fait, je suis verte quand je regarde comment coûte la vie et que je vois les étudiants sortir du secondaire avec leur téléphone intelligent, leur tablette électronique et leur portable. Quand je les vois marcher et bousiller leur session, sans penser au lendemain et à l’appartement qu’il faudra payer un an de plus.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je suis verte quand je vois les stationnements d’universités remplis de voitures avec vignette, quand je constate que tout le monde où presque dans les corridors sont habillés à la mode, quand je visite des appartements étudiants décorés au goût du jour, quand je constate que ça mange au resto plus souvent que leurs parents et quand je les vois changer de programme d’études comme on change de vêtements les matins indécis.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je suis verte quand je vois la dette québécoise s’emballer, quand je pense à nos baby-boomers qui s’en vont à la retraite, quand je pense à la qualité de l’éducation, quand je vois des étudiants se traîner les pieds dans leur projet d’études.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je suis verte quand les études sont un fardeau et non un privilège, quand les espaces d’enseignement sont inadéquats et désuets, quand les profs compétents s’exilent avec leurs projets de recherche, quand les projets éducatifs manquent de moyens, quand les pavillons portent le nom d’une entreprise privée, quand le gouvernement ne sait plus où donner de la tête pour éponger ses ministères, quand les associations d’anciens étudiants organisent la philanthropie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je suis verte parce que dans la vie il n’y a rien de gratuit et que tout le monde doit bien, un jour ou l’autre, faire sa part.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et je suis rouge. Rouge de désapprobation envers la hausse quand je vois les pavillons universitaires pousser comme des champignons à des centaines de kilomètres des campus d’origines. Rouge quand je vois les déficits de certaines grandes universités et les déboires financiers de leurs consoeurs. Rouge quand l’option de l’endettement est la première proposée par le gouvernement pour éponger l’augmentation des frais. Rouge quand ce sont majoritairement les familles en région qui se tourmenteront encore le portefeuille avec les frais d’études. Rouge quand la seule position est avoir plus d’argent sans savoir à quoi elle servira vraiment. Rouge quand signer le chèque vient avec l’impression que nous n’en avons pas pour notre argent.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Donc, je suis prune. C&#8217;est-à-dire en accord avec une gestion rigoureuse et efficace des budgets universitaires. Pour que les études supérieures soient accessibles, mais qu’elles soient aussi un privilège et un gage de qualité. Je défends le droit à une éducation supérieure de qualité où il est possible d’approfondir ses connaissances et d’investir dans son avenir.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Parce qu’en fait, c’est facile de juger la façon de vivre des étudiants. Parce que peut importe ce qu’ils achèteront, ce sera toujours trop. Que les bouquins d’études valent trois fois le prix qu’ils devraient coûter sans qu’on sache trop pourquoi, ce n’est pas grave. Mais qu’un étudiant se paie un resto une fois par mois après avoir bûché comme un forcené sur un travail de session interminable, c’est trop cher. Lorsqu’il est question d’argent, tout le monde s’entend pour dire comment il devrait être géré.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Alors j’affiche la couleur prune. Prune pour le privilège d’étudier aussi longtemps qu’on le désire, de se serrer la ceinture si le cœur nous en dit ou de s’endetter à l’os. Prune parce qu’investir dans son avenir ou celui de ses enfants devrait être un privilège accessible à tous ceux qui en rêvent.</span></span></p>
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		<title>Le prix de l’indépendance</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 15:22:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Est-ce qu’à vouloir s’émanciper, les femmes ont sabordé leur navire?  Samedi matin, entre deux gorgées de café, je suis tombée sur la lettre d’opinion de Caroline Marcotte (Le goût amer de l’indépendance: http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/201203/23/01-4508678-le-gout-amer-de-lindependance.php).
Caroline est une mère de deux enfants, une mère comme il y en a des tas. Elle travaille et étudie, elle aura « une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Est-ce qu’à vouloir s’émanciper, les femmes ont sabordé leur navire?<span>  </span>Samedi matin, entre deux gorgées de café, je suis tombée sur la lettre d’opinion de Caroline Marcotte (Le goût amer de l’indépendance: <a href="http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/201203/23/01-4508678-le-gout-amer-de-lindependance.php">http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/201203/23/01-4508678-le-gout-amer-de-lindependance.php</a>).<span id="more-269"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Caroline est une mère de deux enfants, une mère comme il y en a des tas. Elle travaille et étudie, elle aura « une carrière », dit-elle. Elle est « autonome d’idées et financièrement », ses « enfants sont assez bien élevés », elle a du temps pour des soupers de filles. Et elle « fait tout ça sans homme à ses (mes) côtés ». On l’imagine un peu fatiguée, mais heureuse et épanouie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Nenni. Elle écrit : « Comme la majorité des femmes de ma génération, la seule chose que j’ai, c’est d’être complètement débordée, d’avoir sur mes épaules la responsabilité et le poids des batailles qui ont été menées, et de devoir les assumer. À trop vouloir, la ligne de l’équilibre a été dépassée, tellement que le choix et la liberté pour lesquels nos grand-mères se sont battues, on ne l’a plus. La femme a tellement voulu d’espace, on a fini par lui donner. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Elle ajoute : « Dans ma bouche, l’indépendance a un goût amer. Elle a apporté avec elle la frustration, le déséquilibre, l’égocentrisme, le stress, la dépression chronique, le burn-out… Les hommes ne trouvent plus leur place, les femmes sont dépassées, et au final, tout le monde est frustré. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et je vous laisse aller lire la suite. Parce que Caroline croit que c’est assez, que ça suffit. Elle croit que dans la quête des femmes d’être l’égal des hommes, l’équilibre naturel de la vie s’est rompu. Elle croit que les hommes sont ce qu’ils sont, et qu’il faut arrêter de vouloir les changer.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">J’ai trouvé cette lettre courageuse. Et tristement amer. Parce qu’il y est question des valeurs fondamentales de la vie. Et de la désillusion. Parce que comme elle, je m’interroge parfois sur cet époustouflant héritage que nous ont légué nos grands-mères. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Lorsque je fais un arrêt sur l’image et que je regarde les vies que nous menons, je me demande parfois si nos grand-mères, lorsqu’elles rêvaient la vie « facile » de leurs petites –filles, s’étaient imaginé que ce serait ainsi. Que plusieurs des « femmes modernes » qu’elles ont engendrées seraient habitées par le sentiment d’être dépassées. Qu’elles auraient choisi leur vie et leur carrière, mais aussi des services de garde ouverts 55 heures par semaine. Je me demande si nos grand-mères avaient imaginé que nous serions des « femmes modernes », mais sans nécessairement le noyau familial qui, à l’époque, leur donnait sans doute l’inspiration et la volonté de rêver. Entourées de leurs enfants, veillées par leur mari et bordées de petites et grandes misères, elles aspiraient à mieux pour ceux qu’elles avaient mis au monde.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Plusieurs d’entre nous avaient des grand-mères au discours et à la vision féministe. Leurs filles ont fait des études, leurs petites filles aussi. Et aujourd’hui, les grand-mères encore debout, les tantes et les mères me disent que c’est plus difficile maintenant que dans leur temps. Certaines de celles qui ont forgé nos vies de « femmes modernes » n’envient pas notre quotidien, nos dilemmes, nos responsabilités. Elles étaient des épouses et des mères, nous sommes encore ça, leurs rêves en plus. Et nos hommes font du lavage, mais détestent ça.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Une chose est sûre, nous ne reviendrons pas en arrière. On ne retourne pas mener à l’envers une guerre pour laquelle les nôtres se sont déjà battues. Par contre, est-ce que la désillusion est complète et irrémédiable? J’en doute. Est-ce que la véritable nature des femmes et des hommes a encore droit de séjour dans nos quotidiens, nos dilemmes et nos responsabilités « modernes » ? J’ose le croire. Car s’il n’y a plus de mammouths à chasser, il y a encore du bois à fendre et des enfants à porter.</span></span></p>
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		<title>168 heures</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 18:48:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[ 
C’est ce que tout le monde a. Pas une minute de plus ou de moins. 168 heures par semaine. C’est l’une des seules justices qui soit, comme le soulignait l’une des conférencières du Rendez-vous en gestion des ressources humaines qui avait lieu la semaine dernière au Manoir Richelieu.
Tout le monde part donc avec 168 heures [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">C’est ce que tout le monde a. Pas une minute de plus ou de moins. 168 heures par semaine. C’est l’une des seules justices qui soit, comme le soulignait l’une des conférencières du Rendez-vous en gestion des ressources humaines qui avait lieu la semaine dernière au Manoir Richelieu.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Tout le monde part donc avec 168 heures par semaine. De ce chiffre, la majorité des gens en dormiront entre 50 et 60, soit environ entre sept et un peu moins de neuf heures de sommeil par nuit. Ce qui nous laisse 108 heures pour le reste. Mais quel reste?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Eh bien le travail. Disons 35 heures, 40 ou 50? Ou plus? Il y a au moins le tiers de notre « temps éveillé » dédié au travail. On a parfois l’impression d’être toujours au bureau ou à l’usine, mais dans la réalité, nous disposons entre 70 et 50 heures par semaine pour le reste. Mais quel reste? Avec quoi comblons-nous notre temps?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Personnellement, je suis impressionnée par tout ce « temps libre » comptabilisé. 70 heures de dispo. Mais puisqu’il faut bien manger, j’en soustrais encore une dizaine (30 minutes par repas), ce qui laisse 60 heures. Plus ou moins. Et avec la vaisselle à faire.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">60 heures de disponibles donc, vaisselle, ménage, pelletage, lavage, cuisinage et supervision des devoirs compris. Ça doit bien nous laisser quelques choses comme 30 heures hebdomadaires de liberté totale, non? Quelque chose comme quatre heures par jour pour des choses qu’on choisit de faire. Lire, aller jouer dehors avec les enfants, prendre un bain, jogger, faire des casse-tête, tricoter, prier le bon Dieu, jouer à un jeu vidéo, faire une sieste, naviguer sur Internet, peindre, apprendre un instrument de musique, danser, nager, être bénévole, écouter la télé, parler au téléphone, repeindre le salon, jardiner, cuisiner des macarons aux fraises, visiter un grand parent, aller prendre un café, etc. Quatre heures par jour. Je ne pensais pas en disposer autant. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Comme le disait la même conférencière, une autre grande justice est que chaque personne a le pouvoir d’établir ses priorités. À 108 heures par semaine « éveillées », on peut choisir de faire ce qu’on veut de notre temps. Travailler plus ou moins, passer davantage de temps avec les enfants, faire du sport, prendre soin d’un proche, apprendre quelque chose, prendre du temps pour soi. Chacun dispose de la liberté de choisir, en fonction de ses besoins et de sa réalité.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Établir ses priorités, c’est choisir sérieusement ce qu’on veut faire de son temps. Quel défi sympathique… et embêtant. Parce qu’établir ses priorités est une chose, mais implique de faire des choix et de les appliquer dans sa vie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Alain Lakein dit quant à lui que « maîtriser son temps, c’est maîtriser sa vie ». Jolie! Mais j’en déduis qu’établir ses priorités et du coup « maîtriser son temps » exigent d’être tenace. Et bizarrement, je me sens soudainement très fatiguée. Comment faire fructifier les 60 heures disponibles par semaine? Après mûre réflexion (faite en accéléré étant donné l’heure de tombée), ma première priorité sera de prendre mon temps pour y arriver. Question de survie!</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">****</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">La semaine dernière, la pénurie de sauveteurs et de moniteurs de natation a fait réagir une lectrice. Comme elle me le faisait remarquer, il n’a pas été question dans ces articles d’Aquatika, cette école privée qui réussit plutôt bien dans l’ouest du comté avec des méthodes différentes et une approche originale. Si je comprends que les Villes de Baie-Saint-Paul et de La Malbaie désirent et ont la nécessité d’offrir des services abordables à leur population, elles devront également, comme le soutenait cette citoyenne, faire preuve d’originalité pour y arriver. Et Aquatika, avec ses élèves petits et grands heureux de nager, en est la preuve.</span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>dsl, je texte en français :)</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 18:47:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne pensais pas qu’on pouvait se sentir complètement dépassé à trente ans. Ça m’arrive pourtant tous les jours maintenant, quand je reçois un SMS. Je tiens d’ailleurs à mentionner à ceux qui m’écrivent que s’ils veulent recevoir une réponse rapide, aussi bien m’écrire les mots en entier… ou me téléphoner.
Ça me rappelle qu’il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je ne pensais pas qu’on pouvait se sentir complètement dépassé à trente ans. Ça m’arrive pourtant tous les jours maintenant, quand je reçois un SMS. Je tiens d’ailleurs à mentionner à ceux qui m’écrivent que s’ils veulent recevoir une réponse rapide, aussi bien m’écrire les mots en entier… ou me téléphoner.<span id="more-263"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Ça me rappelle qu’il y a quelques années, mon amoureux et moi avons passé deux jours à nous questionner sur le contenu d’un courriel écrit dans le jargon des abréviations. « DSL, g fai mon pos ». Euh, quoi?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">On a beau être pressé dans la vie, même quelqu’un avec un horaire de président ne répond pas à ses courriels professionnels dans un tel jargon. À moins que, comme je le soupçonne, je ne sois vraiment dépassée. Ou que l’incompétence grammaticale en soit maintenant au point de non-retour et dicte l’emploi d’une nouvelle langue… ou d’une adjointe administrative.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Finalement, au bout de deux jours de questionnement, mon amoureux et moi avons finalement compris la jolie phrase abrégée : « Désolée, j’ai fait mon possible. » Je ne sais pas pourquoi, mais la formulation française suscite chez moi beaucoup plus d’empathie…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Pourtant, je vais devoir m’habituer. À l’heure des textos, ce genre d’écriture devient la norme. Et moi qui m’entête encore à faire mes accords de verbe sur mon téléphone portable… Maintenant que je sais à quoi ressemble une WII et que j’ai compris comment ma sœur téléchargeait sa musique en ligne, je vais devoir envoyer valser mon dictionnaire Robert.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Aux États-Unis, une étude réalisée en 2011 affirme que les adolescents de 12 à 17 envoient 60 textos par jour en moyenne. Pour eux, les SMS sont devenus le principal moyen de communication. Comme 77 % des adolescents américains de cette tranche d’âge possèdent un téléphone portable, on parler ici d’une majorité d’experts en abréviation. Puisque nous sommes voisins, j’imagine que la statistique pourrait se vérifier ici aussi.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Quoi qu’il en soit, je n’ai pas l’intention d’oublier les règles de grammaire et de brûler mon dictionnaire. Comme pour une lettre écrite à la main où l’on choisissait sa plume, le papier et les mots, je continue d’accorder mes verbes en ligne. Et phénomène plutôt intéressant, je ne suis pas la seule. Tous les jours, entre deux courriels ou SMS incompréhensibles, j’accuse réception de phrases efficaces textées dans un français correct. Et certains de ces messages sont ceux de « vieux » qui n’ont pas encore 20 ans. Serai-je finalement de mon temps? Et pourquoi pas, puisque Poste Canada vend encore des timbres.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">***</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Je sais bien qu’en avril, on ne se découvre pas d’un fil. Mais en mars, à 15 C, on fait quoi de son manteau d’hiver? On le donne au banc de neige pour qu’il se garde au froid?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Vraiment, l’hiver 2011-2012 aura été un phénomène. C’est comme un livre condensé du Reader’s Digest : l’essentiel d’un bon roman en 200 pages et moins. Ou plutôt l’essentiel d’un hiver avec huit tempêtes et un mois de froid sibérien à soustraire.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Mais puisque « c’est pas fini tant que c’est pas fini », je laisse le bac à mitaines pas trop loin de la porte. Des fois qu’on aurait à lire la version originale! </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Comprendre et s’aider</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 18:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a parfois des moments dans une vie où la situation nous dépasse. C’est juste trop. Trop vite, trop fragile, trop petit, trop triste, trop dur. Trop.
Ou beaucoup. Un éboulis d’événements difficiles. Un examen important complètement flopé. La perte d’un emploi. Un meilleur ami qui déménage. Une violente dispute. Une maison qui brûle. Une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Il y a parfois des moments dans une vie où la situation nous dépasse. C’est juste trop. Trop vite, trop fragile, trop petit, trop triste, trop dur. Trop.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Ou beaucoup. Un éboulis d’événements difficiles. Un examen important complètement flopé. La perte d’un emploi. Un meilleur ami qui déménage. Une violente dispute. Une maison qui brûle. Une maladie. La mort. Un deuil.<span id="more-260"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Les larmes s’amènent. Le désarroi, la tristesse, l’inquiétude et la peur. Parfois aussi la colère, la rage et le déni. Parce que peut importe l’événement, il y a parfois des moments où c’est trop. Ou beaucoup. Très beaucoup.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Comme lorsque la maladie mentale se déclare chez un proche. C’est la vie qui envoie une gifle. Avec ses questions, beaucoup de questions. Et peu de réponses. Sinon celle de prendre ça au jour le jour. Comme le témoigne une mère, quelques pages plus loin, dans notre dossier sur les proches aidants des personnes souffrants de maladie mentale.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Car si la vie trimballe avec elle les petits bonheurs, elle transporte aussi ses drames. Comme être humain, on passe souvent des années à essayer de se comprendre, à comprendre nos proches, à apprécier les beaux moments et à apprendre à manœuvrer avec les moins beaux. Généralement, cette vie-là, qui déambule doucement avec de légers bagages, elle se prend bien.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Mais lorsqu’elle trimballe toute une malle de moments difficiles, quels qu’ils soient. Ou juste un moment, mais un moment vraiment intense, trop intense. Parfois, c’est beaucoup à apprendre à la fois. Parfois, c’est beaucoup trop.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Souvent, on passe par-dessus tout un tas de choses sans sourciller. On continue à sourire, à aller nager, à dîner avec les amis, à louer des films le samedi soir. Parfois, c’est très difficile, mais la vie nous porte, nos proches nous font du bien et le temps fait son œuvre, atténue la tempête.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Mais il y a parfois des moments plus grands que nous. Trop grands pour se raconter à la pause café. Trop durs pour être pris avec un grain de sel. Trop lourds pour être gardé pour soi. Et trop personnel pour être raconté aux premières oreilles tendues.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Dans Charlevoix, plusieurs organismes nous tendent la main pour les moments difficiles. La Marée pour les proches de la personne souffrant de maladie mentale et l’Éveil charlevoisien, pour les personnes vivant avec une maladie mentale, mais également les centres femmes, le CALACS, la Maison la Montée, Vision d’espoir, la Maison de la famille, les maisons de jeunes, pour ne nommer que ceux-là. Autant de portes où accrocher nos lanternes vacillantes, le temps de souffler un peu, de laisser couler le trop-plein, de verser sa peine dans des oreilles aidantes, d’écouter les murmures d’encouragement d’intervenants attentionnés, de se donner des trucs pour réchauffer notre vie, et du coup nos chaumières.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Mais oser aller vers l’aide et le support disponibles, c’est d’abord prendre conscience que ce qu’on vit, c’est beaucoup. Peut-être même trop. C’est comprendre, ou à tout le moins sentir, que la tempête est forte, et qu’on aurait besoin d’un peu plus qu’un parapluie. C’est avoir le sentiment, un peu instinctif, que parler à quelqu’un, mais pas n’importe qui, ça pourrait aider.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Parce que comme le soulignait la maman avec qui nous a raconté son histoire cette semaine, des « moments merveilleux », sans beaucoup et de trop, il y en a encore. Il faut parfois seulement se donner la chance de comprendre, et de s’aider.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman"><span> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span><span style="font-family: Times New Roman"> </span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>« M’ennuie »</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 18:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[La baboune retroussée, bébé déambule dans la maison. Elle se cherche quelque chose à faire, ou quelqu’un à arnaquer. Personne. Seulement une maman entrain de peler les patates.
Un regard vers la minipoussette? Pfff… Les blocs? Repfff. Une émission de Dora? Pfff, pfff, pfff! L’âme en peine, elle rapplique vers l’armoire à céréales, massacre une banane [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">La baboune retroussée, bébé déambule dans la maison. Elle se cherche quelque chose à faire, ou quelqu’un à arnaquer. Personne. Seulement une maman entrain de peler les patates.<span id="more-257"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Un regard vers la minipoussette? Pfff… Les blocs? Repfff. Une émission de Dora? Pfff, pfff, pfff! L’âme en peine, elle rapplique vers l’armoire à céréales, massacre une banane et hurle pour un bol. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À quelques centaines de kilomètres de là, c’est la relâche à plein régime. Deux gamins en cavale chez leurs grands-parents. Les patins et les trois-skis, la motoneige et le cinéma, les chocolats chauds et la glissade chez les amis. Ça se couche à la même heure que pour l’école, mais ça ronfle aussitôt bordé.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Dans la cuisine, à quelques centaines de kilomètres de là, bébé soeur houspille et traficote tout ce qui lui tombe sous la main. Grimpée sur le comptoir, elle veut dessiner, mais pas sur du papier. Elle veut s’asseoir, mais pas sur une chaise. Elle veut faire pipi, mais en gardant ses petites culottes. Elle veut changer ses bas, mais ne veut pas les bleus. Elle veut souper, mais ne mange pas son assiette. Elle veut se laver, mais pleure dans le bain. Elle veut un parent, mais pas celui qui se porte volontaire. Elle veut une histoire, mais s’est elle qui lit. Elle veut des bisous, mais décide où. Elle veut se faire border, mais pas dormir. Et elle se relève à répétition, pour se refaire border. Elle veut une chanson, mais pas celle des chatons. Elle veut de l’eau, mais pas dans un verre. Bébé finit par s’endormir, au bout de la patience de ses parents, qui ne sont pas trop de deux ce soir-là. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À quelques centaines de kilomètres de là, grand frère et grande sœur ont le privilège d’une soirée télé. Un classique de l’adolescence de leur jeune tante. Ça rit à travers les portes du salon, jusque dans le téléphone de l’autre maison, à quelques centaines de kilomètres de là.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Là haut, ça pleurniche. Ça cherche sa suce, mais ça veut la tenir dans sa main. Ça veut être caché, mais pas les pieds. Ça veut la lumière, mais pas celle du corridor. Ça veut de la compagnie, mais pas dans son lit. Ça veut faire pipi, mais ça n’a pas envie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">À quelques centaines de kilomètres de là, ça se lève à 8 h sur la pointe des pieds pour écouter les dessins animés. Ça mange des saucisses pour déjeuner et ça fait des plans pour la journée.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Ici, ça se lève avec le soleil en faisant trembler le plancher. Ça veut faire pipi, mais ça n’a plus envie. Ça veut « du peanut » sur sa rôti, mais aussi du miel. Ça veut du lait, mais pas dans sa tasse. Ça veut s’habiller, mais « tou seuleeee ». Ça veut mettre ses pantalons à l’endroit, mais à l’envers. Ça veut des bas, mais pas les roses. Ça veut son manteau, mais pas le bleu. Ça veut rendre sa mère complètement dingue, c’est certain.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Maman demande : Bébé, qu’est-ce que t’as? Pourquoi t’es pas de bonne humeur?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Bébé répond : Où ice et tintin?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Maman répond : Chez grand-papa et grand-maman. C’est congé d’école. Ils en profitent!</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Bébé de dire : Autobus?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Maman précise : Non, il n’y a pas d’autobus ce matin. C’est congé. L’autobus fait dodo toute la semaine. On appelle ça la relâche scolaire. L’école fait dodo aussi. On n’a pas de devoirs. Grand-frère est en congé.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Bébé redemande : Où tintin?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Maman répète : En vacance de petite sœur et de parents, chez grand-maman et grand-papa.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Bébé de comprendre : Et bébé? Gaderi?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Maman : Oui, bébé va à la garderie pendant que maman et papa travaillent.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Bébé dit : nonnononon, pas gaderi. Restée maman, ski papa.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Maman respire profondément et dit : Mon bébé, tu t’ennuies? Moi aussi… Veux-tu, ce soir, on va aller retrouver grand frère et grande sœur?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et bébé d’hurler: Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!</span></span></p>
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		<title>Quelques regrets</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 19:53:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Puisqu’il faut bien en avoir, des regrets. Quelques-uns, à tout le moins. Des trucs que nous désirions, mais qui ne sont pas arrivés, que nous avons mis de côté, oubliés, ignorés. Des désirs laissés en pan dans nos vies bien remplies. D’ailleurs, est-ce que ça existe des gens qui ne regrettent rien? Qui vivent en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Puisqu’il faut bien en avoir, des regrets. Quelques-uns, à tout le moins. Des trucs que nous désirions, mais qui ne sont pas arrivés, que nous avons mis de côté, oubliés, ignorés. Des désirs laissés en pan dans nos vies bien remplies. D’ailleurs, est-ce que ça existe des gens qui ne regrettent rien? Qui vivent en paix avec tout ce qu’ils ont fait? Et ce qu’ils n’ont pas fait?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">En Australie, il y a une infirmière qui a publié en 2011 un livre sur les principaux regrets de ses patients mourants. Bronnie Ware a en effet dressé la liste des « cinq plus grands regrets des gens avant de mourir ». Parce que, selon ce qu’elle a constaté, ce sont souvent les mêmes.<span id="more-254"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">En première position, ses patients faisaient part de leur déception de n’avoir pas eu le courage de vivre la vie qu’ils voulaient mener, au lieu de vivre celle que les autres attendaient d’eux. En seconde position vient le regret d’avoir « travaillé si dur ». Et trop. En troisième, les gens regrettent de n’avoir pas eu le courage d’exprimer leurs sentiments alors qu’en quatrième, ils regrettent de ne pas être restés en contact avec des amis. Et enfin, à la fin de leur vie, les gens regrettent de ne pas s’être autorisés à être plus heureux.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Ce palmarès, c’est celui de nos grands-parents, et peut-être un peu de nos parents. Ces générations qui ont travaillé très dur pour faire vivre leur famille, avec des gens forts qui ne pleuraient jamais. Ces générations qui n’étaient pas des fans de la Saint-Valentin et qui ont vécu leur vie peut-être davantage avec le sens du devoir que celui d’être heureux.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Quoi qu’il en soit, peu importe notre âge, ça fait réfléchir. Travailler dur, mais garder du temps de qualité avec nos proches et prendre soin de notre santé. Se donner la liberté de dire aux autres ce qui nous fait rire et pleurer. Choisir sa vie pour ce qu’elle nous apporte et se donner le droit d’être heureux. Entretenir ses amitiés. Pas certaine de prendre le temps de tout faire ça… Sans trop le savoir, j’entretiens sans doute beaucoup de regrets.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Parce qu’il paraît que sur la toile de notre vie que l’on regarde à rebours, les rêves non réalisés restent entiers. À l’heure des bilans, paraît que notre vie nous fera des reproches. Elle nous listera sans doute tous nos rêves d’enfants lessivés par la pluie de nos responsabilités d’adulte. Elle nous rappellera tous ces amis dont nous sommes sans nouvelles depuis des lunes. Tous ces soirs où nous avons esquivé l’heure du conte pour mettre plus vite les enfants au lit. Ces étés sans prendre de vacances en famille. Ces plats que nous n’avons pas osé goûter. Ces pays que nous n’avons pas vus. Ce temps que nous n’avons pas pris pour apprendre quelque chose qui nous tient à cœur.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">Et voilà qu’en dressant cette liste, je constate que les grands regrets de la vie ne sont pas matériels. Est-ce qu’on peut regretter d’avoir manqué d’argent? De n’avoir pas eu de piscine ou d’avoir omis de visionner tous les films? Est-ce qu’on peut s’en vouloir vraiment d’avoir négligé sa pelouse ou de ne pas avoir conduit une voiture sport ou posséder un chalet cinq étoiles? Sans doute, ce qui nous hante à l’arrivée, c’est ce qui fait que notre vie est pleine ou vide. Ce sont les gens qui nous entourent et qu’on aime et la relation que nous entretenons avec eux. C’est sans doute cet emploi qui nous épuise, mais nous permet de nous épanouir. J’imagine que ce sera également ces passe-temps qui nous incitent à repousser nos limites. Et peut-être aussi ces quelques rêves dont la poursuite nous rend heureux et qui finiront peut-être par se réaliser. Parce que comme la constaté Mme Ware, j’imagine que les regrets de fin de vie, c’est pour les vraies choses de la vie. Celles qui ont du sens et une véritable importance, mais qu’on remet toujours à demain.</span></span></p>
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		<title>Un peu de tout</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 20:29:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>brigitte</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai déjà écrit ça, il me semble, mais cette semaine,  je saute à pied joint dedans. Je déteste Facebook. Presque autant que je hais la gastro. Quand ça dérape, ça fait à peu près les mêmes dégâts. Et contrairement à Facebook, la gastro à l’avantage de se combattre à coup d’eau de javelle et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">J’ai déjà écrit ça, il me semble, mais cette semaine,<span>  </span>je saute à pied joint dedans. Je déteste Facebook. Presque autant que je hais la gastro. Quand ça dérape, ça fait à peu près les mêmes dégâts. Et contrairement à Facebook, la gastro à l’avantage de se combattre à coup d’eau de javelle et de bonnes nuits de sommeil.<span id="more-251"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Pourquoi je déteste Facebook? Pour trois raisons. D’abord, parce que le concept a éjecté dès le départ celui de la vie privée. Ensuite, parce que ça gruge du temps inutilement en nous faisant croire que le contenu est constructif et d’intérêt national. Enfin, parce qu’il se dit et s’y écrit à peu près n’importe quoi. Et j’ajoute une quatrième raison : parce que malgré toutes les mises en garde, les histoires d’horreur des uns et des unes, l’imprudence semble être la principale inspiration d’un nombre impressionnant d’utilisateurs.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">« L’épisode Facebook » avec<span>  </span>l’entrepreneur déçu, la Ville de La Malbaie indignée et le maire de Saint-Siméon incrédule n’est qu’un argument de plus pour mon animosité. On y met ses états d’âme, on commente pour commenter, les jeux de mots y sont faciles et rapidement, on « aime » sans savoir, on juge sans comprendre, on confirme, on infirme et on appui alors que l’information de départ est biaisée, ou manque de précision. Au final, ça fait beaucoup de monde qui se met le pied dans la bouche, ou « qui parle à travers son chapeau », pour citer Rosanna.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Oui, nous pouvons revendiquer notre droit de parole. Par contre, Facebook est un lieu commun, où les amis des amis des amis de mon ami ont aussi accès à tout ce que je dis, aux noms de mes enfants, à la couleur de mon cabanon et à celle de ma jaquette, à mon statut, à mon parcours scolaire et à mon opinion. Ce que j’y écris peut être retenu contre moi. Par mon employeur, par un collègue de travail, par une amie, un voisin, des collègues de classe, des étrangers sans scrupule. J’hallucine? Sûrement un peu, mais pas tant que ça. Car Facebook n’est pas une assemblée de cuisine limitée au nombre de personnes autour de la table. C’est un réseau de contacts, sans barrière, où les micros sont ouverts.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">Cela dit, les réseaux sociaux ont d’immenses avantages. Notamment une force de mobilisation incroyable. Il existe également des pages pertinentes, d’autres qui font avancer des causes et éclater la vérité. C’est également un lien d’amitié qu’on ne peut sous-estimer aujourd’hui. Par contre, et on l’oubli souvent, c’est un lieu public. Lors du congrès de la Fédération des journalistes l’automne dernier, un collègue conseillait ceci : avant de mettre un commentaire en ligne sur Twitter ou Facebook, il prenait cinq secondes de réflexion avant de l’envoyer. S’il ressentait un doute ou des réserves à propos de ce commentaire, il s’abstenait de gazouiller. Car au bout de compte, notre liberté de parole, c’est aussi le devoir de l’assumer. Qu’on ait 14, 36 ou 72 ans.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;font-size">****</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Calibri">Dans un tout autre ordre d’esprit, cette semaine est celle de la prévention contre le suicide. Un drame qui fait peur, mais dont on doit parler. Avec le slogan, une petite phrase incite à la solidarité : « Ici, on tient à chacun ». Parce que chaque personne occupe, dans son entourage, une place unique. Parce que comme société, c’est le « filet humain » qui permet « de protéger les plus vulnérables ». Alors, prenez soin de vous et ayez l’œil sur vos proches.</span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Calibri">***</span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Calibri">Et enfin, avez-vous jeté un œil aux photographies de Grace Browm, une étudiante de 19 ans qui a photographié quelque 100 femmes victimes d’agressions sexuelles? Chacune tient un carton sur lequel sont écrits les mots de leur agresseur. C’est triste et bouleversant. Et ça fait réfléchir, de les voir ainsi debout, à la fois solides et brisées (</span></span><a href="http://projectunbreakable.tumblr.com/"><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Times New Roman">http://projectunbreakable.tumblr.com/</span></span></a><span style="font-size: 10pt"><span style="font-family: Calibri"> ou lire Sophie Allard de La Presse). Et ça me fait penser que le CALACS de Charlevoix (Centre d’aide et de lutte aux victimes d’agressions à caractères sexuelles) est à la recherche de femmes bénévoles pour ses activités et ses services. Si vous avez le goût d’aider, contactez Diane (665-2999).</span></span></p>
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